Mon jardin (pas si) secret...

Halte au syndrome de l’imposteur ?

Coucou, les petits chats. Me revoilà avec un nouvel artice « jardin secret« .

Ce soir, on ne va pas parler d’une série fantastique, d’un nouveau film, d’un voyage inoubliable (même si notre thématique du jour peut s’apparenter à un petit voyage en nous-même) ou de livres à lire impérativement.
Non, rien de tout cela à l’ordre du jour. Aujourd’hui, j’ai envie de papoter avec vous autour d’un sujet que vous connaissez peut-être sans vraiment l’identifier, j’ai nommé : le syndrome de l’imposteur.


Qu’est-ce que c’est encore que cette tisane qu’elle va nous sortir ?!


Avant tout chose, sachez que je ne suis pas experte sur le sujet, je vais donc parler de ma propre expérience avec la chose. Si vous souhaitez avoir des informations plus précises, je vous invite à parcourir les différents articles traitant du sujet. 


Bien, maintenant que vous êtes avertis, commençons !

Le syndrome de l’imposteur, pour faire simple, c’est cette petite voix mesquine qui résonne en vous régulièrement pour vous convaincre que vous êtes juste un gros raté de la vie. Bon, j’exagère un peu hein (vous êtes pas du tout de gros ratés de la vie !) mais dans l’idée c’est un peu ça.

À chaque fois que vous abordez une situation nouvelle ou que vous avez envie de vous lancer un défi, il y a cette petite fourbe qui vient vous freiner en vous répétant que de toute façon vous n’en n’êtes pas capable, que vous n’êtes pas à votre place ou que vous n’êtes pas légitime.

Alors, ça vous rappelle quelque chose ? (Si ce n’est pas le cas alors ayez conscience de votre chance et profitez-en pour vous lancer encore plus de challenges !) Si effectivement, cela vous dit quelque chose, dites bonjour à monsieur le syndrome de l’imposteur et remerciez-le bien de toutes les occasions manquées. Et avec le sourire s’il vous plaît !


Pour ma part, un ami de longue date

Niveau estime de soi et confiance en soi, je suis loin d’être la reine. Au contraire. J’ai toujours eu avec moi cette petite voix décourageante. Que ce soit quant à l’acceptation de mon corps ou l’envie de relever de nouveaux défis, le syndrome de l’imposteur a toujours su se rappeler à moi.

La preuve en est avec ce blog dont la création a été bien plus tardive que prévue. Pour moult raisons plus ou moins légitimes, je retardais l’échéance. 

Preuve en est également avec l’écriture de cet article dont la première version date de Janvier 2019 et qui a finalement vu le jour sept mois plus tard (après un nombre infini de relectures et révisions).

Et ce pour une raison simple : je ne me sens jamais légitime. 

« Tu n’es pas assez douée. Ta vie et tes avis n’intéressent personne. Ton blog est trop petit. Ton site est moche. Tes photos sont banales. Tes écrits insipides, etc, etc, etc. » 

Ajoutez à cela une bonne dose de perfectionnisme et vous avez le combo parfait. Pour chaque nouveau défi que je me lance, j’ai l’impression de ne pas être assez douée ou de ne pas avoir les connaissances suffisantes pour faire quelque chose de bien.


Quand la société s’y met aussi

De par mon envie de promouvoir ce blog et mes photos, j’essaye d’être active sur les réseaux sociaux et notamment Instagram, élu tout de même réseau social le plus néfaste pour le moral de ses utilisateurs. [J’avais d’ailleurs fait une pause de ce réseau il y a quelques temps…]

Le paradis du syndrome de l’imposteur qui reflète bien le mode de pensée de notre société.

T’es trop gros(se).

T’es trop maigre.

T’as trop de poils.

T’es pas assez viril.

Difficile d’échapper au regard critique de nos pairs, à leur jugement et donc au syndrome de l’imposteur. 

Que ce soit sur internet, dans la rue, en soirée, au boulot, entre amis, etc. Partout le regard des autres se posent sur nous et bien souvent, il est très critique. Difficile d’être à l’aise dans ses baskets et de se sentir forte quand le jugement des autres s’abat sur nous en un regard ou une remarque acerbe.

Difficile de se sentir bien quand la télé, les journaux, le cinéma, la publicité et tant d’autres nous noient sous une avalanche de corps normés et si  » parfaits « . 

Heureusement les modes de pensées avancent, beaucoup de progrès sont fait. Les gens sont de plus en plus libres de faire de ce qu’ils veulent comme ils le veulent. Mais l’évolution est lente et pas toujours évidente.


Pourtant des solutions existent

On dirait un vieux slogan publicitaire mais vous saisissez l’idée : le syndrome de l’imposteur n’est pas et ne doit pas être une fatalité !

C’est un ennemi tenace et difficile à éliminer mais avec un peu de conviction, on peut tout de même limiter son emprise sur notre mode de pensée.

Personnellement, je lutte quotidiennement.

Je fais du sport et je mange plus équilibré pour me sentir mieux dans mes baskets et dans ma tête.

Je m’entoure de personnes bienveillantes et compréhensives, autant au travail que dans ma vie personnelle. 

Sur Instagram, j’essaye de suivre des comptes basés sur le partage, la tolérance et la différence. J’ai arrêté de suivre les éternels comptes de voyages à plusieurs milliers d’abonnés qui te font baver devant des photos toutes lisses de paysages magnifiques. Je suis désormais des personnes plus authentiques et sincères qui proposent du contenu me ressemblant plus et correspondant plus à mes envies qu’à mes rêves lointain. Je prône l’échange et le partage plutôt que l’idéal et le fantasme absolu.

Je me lance dans pleins de projets et défis différents et pour chacun, je m’investis autant que possible malgré la petite voix désagréable qui tente de me persuader que je n’y arriverai jamais. 

Et bien sûr, je me fais tatouer. C’est mon arme de destruction massive pour signifier que s’il y a bien un imposteur quelque part ce n’est définitivement pas moi. Je n’ai jamais autant aimé mon corps que depuis que je le tatoue. Je n’ai plus peur de montrer mes cuisses maintenant qu’un très beau dragon orne l’une d’elle. Ce qui est un super pas en avant et une bonne grimace au syndrome de l’imposteur.

Alors bien sûr, c’est plus facile sur le papier (ou l’écran hihi) qu’au quotidien. Il y a toujours des périodes plus dures que d’autres ou j’ai envie de tout plaquer pour aller me réfugier sous ma couette avec mon chat. Mais il faut essayer, un peu plus chaque jour de prendre confiance en soi. C’est un travail de longue haleine, qui demande beaucoup d’investissement et d’efforts mais dont les récompenses sont immenses. 

Personnellement, en un an, depuis l’ouverture de ce blog, j’ai énormément progressé. Je m’autorise à me trouver belle, à aimer ce que j’écris et à rêver de grands projets.

J’ai envie de faire toujours plus de photos par exemple. Mais aussi d’écrire encore plus et trouver de nouvelles idées artistiques.

Rien n’est définitivement acquis, il y aura des jours où la rechute sera totale mais l’important c’est de toujours arriver à se relever, encore plus forte et encore plus convaincue de sa légitimité à apporter sa petite toucher personnelle au beau monde qu’est le notre.

Et vous alors ? Ça vous parle tout ça ? Est-ce que vous aussi, vous devez lutter chaque jour contre cette petite voix intérieure ? Et si oui, c’est quoi vos méthodes pour lui botter les fesses ? 🙂

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