Mon jardin (pas si) secret...

Inked Girl

Coucou les petits chats. Me revoilà avec un nouvel article qui me tient beaucoup à cœur et dont l’écriture et la publication sont prévues depuis un bon moment déjà.


Une passion presque aussi vieille que moi

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été fascinée par les tatouages. Alors, je vous arrête tout de suite, je ne parle pas des espèces de cartoons que l’on pouvait trouver dans les malabars. Non non, je parle de vrais tatouages incrustés dans de la chaire humaine au moyen d’une aiguille. [Dit comme ça, ça fait très barbare mais en vrai c’est pas si horrible que ça !]

Je ne sais pas si ça m’intriguait, si je trouvais ça beau ou juste curieux mais vraiment, ça me fascinait.

En grandissant, cet attrait particulier ne m’a jamais quittée et j’ai passé des heures entières à lister les motifs et parties de mon corps que je prévoyais de tatouer un jour.


Et puis un jour, le grand saut

Le lycée a été une période compliquée un peu nulle où je n’étais pas forcément très à l’aise dans ma peau et dans mon identité. Une fois cette étape terminée, j’ai éprouvé le besoin d’ancrer (et c’est le cas de le dire) ma personne et mon individualité sur ma peau.

Bref, j’avais besoin de poser le point final de cette période-là et de me concentrer, non plus sur la gamine insupportable que j’avais été mais sur la femme que j’aspirai à devenir. Celle, qui était encore à l’époque ma meilleure amie, voulait également se faire tatouer et c’est ensemble que nous avons entrepris les démarches pour parvenir à nos fins.

C’est donc le 23 Février 2013, quelques temps après mon dix-neuvième anniversaire que je me suis fait tatouer une ancre sur mon omoplate droite avec une citation qui m’était chère. [ancrer > ancre vous l’avez ? Bref.]

Après des années de spéculations, plusieurs mois d’attentes et quelques heures de travail des aiguilles, ça y est, j’étais moi aussi une fille tatouée. J’ai ressenti ce jour-là une fierté immense de voir mon corps personnalisé de la sorte. Parce que cette ancre, c’était moi et mon histoire. Au-delà de sa signification très personnelle (que je garde pour moi), c’est aussi un bel d’un bel hommage à ma famille et au soutien qu’elle m’a apporté quand je ne savais plus vraiment où j’en étais.


Le petit dernier

Aujourd’hui, nous sommes le 15 Juillet. Plus de 6 ans après mon premier tatouage, un petit nouveau est venu s’installer sur ma cuisse. Et comme le précédent, il marque la fin d’une époque et le début d’une autre. Il s’agit d’un dragon coloré dessiné par mon amie et illustratrice de génie Flyean (que vous pouvez retrouver sur Facebook et Instagram) et je l’aime déjà d’amour. 

Il a été entièrement dessiné par une personne que je connais et que j’aime. Et ça, ce n’est pas rien. Pouvoir arborer son travail de la sorte, c’est déjà un grand plaisir et une belle fierté. 

En plus de ça, son côté enfantin et coloré est un rappel constant au nouveau monde dans lequel j’entre aujourd’hui : celui de la petite enfance. 

Enfin, et c’est sans nul doute la plus belle signification à mes yeux, il me lie tout particulièrement à mon filleul et symbolise tout l’amour et l’affection que je lui porte. 

Je suis donc immensément fière et déjà fan de ce dragon si craquant que j’ai décidé de nommer Dobby. [Et clairement, j’embête les rageux, c’est super comme nom Dobby!]

Le tatouage, une thérapie personnelle

J’ai attendu six ans entre mon premier et mon second tattoo. J’attendrai beaucoup moins pour les prochains. Parce que oui, il y en aura d’autres. [Maman, papa, désolée, je vous aime fort hein ! :p]

Même si le tatouage est aujourd’hui un art démocratisé et  » à la mode « . Je sais que bien des gens encore sont loin d’en être fans. Mes parents les premiers. Pas toujours facile de comprendre pourquoi sa fillotte chérie adore se faire planter des aiguilles dans le corps pour obtenir un dessin coloré et voyant.

Mais c’est comme ça. Le tatouage, c’est ma thérapie à moi. C’est ma façon d’apprivoiser mon corps, de mieux l’accepter et de l’aimer davantage. Chaque tatouage que je fais me permet de mieux aimer la partie du corps ainsi personnalisée.

Mais c’est aussi beaucoup plus que ça.

A l’époque de mon premier tatouage, j’avais écrit un petit texte qui commençait par une citation de Johnny Depp que voici :


« Mon corps est comme mon journal intime. C’est un peu comme ce que faisaient les matelots dans le passé, quand chacun de leur tatouage avait une signification et correspondait à une période précise de leur vie. »


J’avais ensuite écris ces mots :


« Il n’y a pas de fin, pas de début. Juste une histoire qui se passe. L’amour, l’amitié, la vie… toutes les trois fonctionnent sur le même mode : quand tu prends conscience de la valeur des choses, tu prends également conscience de la possibilité de les perdre. Et même si l’angoisse te ronge parfois, il faut apprendre à lâcher prise. L’important c’est de profiter de tout ça quand tu l’as avec toi. Tu auras suffisamment mal après, ne te rajoute pas encore des souffrances inutiles. Ta douleur sera bien assez grande, ne gaspille pas ton temps à pleurer maintenant. Apprends à profiter de chaque seconde. Apprend à sourire en permanence. Seul le présent compte car lui-seul est réel. Les douleurs du passé restent, celles du présent frappent en plein cœur alors ne t’encombre inutilement avec celles du futur. Apprends à vivre en paix. Apprend à aimer, à sourire et à t’amuser. Apprend à lire, à écrire et à regarder. Apprend à écouter à danser et à capturer. Apprends à prier, à confesser et à partager. Apprends la confiance, la foi et générosité. Simplement, deviens qui tu es. »



Je ne peux pas expliquer les choses mieux que je ne l’avais déjà fait à l’époque. Les tatouages me permettent d’ancrer la réalité d’un instant T. Ils sont un rappel constant d’une vérité simple : rien ne sert d’angoisser à mort en gambergeant sur ce qui pourrait arriver (ou non) d’horrible. Me faire tatouer, c’est marquer des moments, des gens, des sentiments sur mon corps et raconter ainsi mon histoire.

Mon corps est l’enveloppe charnelle de mon esprit et de mon âme. J’ai besoin de le personnaliser à l’image de celle que je suis. Cela me permet de me l’approprier et de l’aimer davantage.

Alors oui, d’autres tatouages viendront. Tous avec leur symbolique et leur signification. Et tant pis si cela ne plaît pas à tout le monde.

My body. My choices. My rules.

C’est moi qui décide de ce que doit être ou ne pas être mon corps. Si j’ai envie qu’il soit une oeuvre d’art racontant mon histoire, alors ainsi soit-il !

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