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La différence invisible, la bande-dessinée qui met du baume au cœur

Coucou les petits chats. Aujourd’hui, pour changer, on ne va pas parler de série mais d’une bande-dessinée traitant d’un sujet bien particulier : l’autismeLa différence invisible est une BD de Julie Dachez, illustrée par Mademoiselle Caroline et parue en 2016. Je ne l’ai découvert que très récemment mais l’histoire m’a tellement emballée que j’ai décidé de vous la partager ici. 


Au commencement, une jeune femme à côté de la plaque

Marguerite a 27 ans, un emploi stable et un compagnon. Aux premiers abords, rien ne la distingue des personnes de son âge. Elle est plutôt jolie, intelligente, assez vive et pourtant…

Marguerite se sent différente des autres, en décalage total. Les rapports sociaux sont plus une source de confusion chez elle et elle préfère sa solitude et sa tranquillité aux longues soirées entre amis.

Ses manies et sa routine habituelle la rassurent un peu mais sa différence l’incommodant de plus en plus, elle va décider de partir à la rencontre d’elle-même.


Se découvrir autiste à 27 ans

La différence invisible est une bande-dessinée autobiographique, Julie Dachez ayant elle-même été diagnostiquée autiste asperger à l’âge de 27 ans.

Dans la BD comme dans la vie, le diagnostic est vécu comme une libération. Plus besoin de se cacher, de se justifier en permanence. Sa différence, ce décalage qu’elle ressentait a maintenant une explication concrète. 

« C’est normal que je sois anormale. »

Désormais, elle va pouvoir prendre soin d’elle, se reposer, se protéger parce qu’elle en a le droit.

Mais le chemin a été long avant d’en arriver à cette libération. Pour l’auteure, Julie Dachez, l’autisme constitue une « double-peine » pour les femmes. En effet, les manifestations des troubles autistiques (notamment l’hypersensibilité) sont des caractéristiques que l’on prête facilement au genre féminin. La différence et le décalage est alors plus aisément visible chez les hommes que les femmes. Ces dernière se retrouvant souvent dans une forme d’errance du diagnostique. 


L’importance de la couleur

Le traitement de la couleur dans la bande-dessinée est très particulier. Dans les premières pages, les planches sont plutôt en noir et blanc. Seuls certains détails sont colorés (en rouge) et représentent les éléments du quotidien qui heurtent Marguerite dans sa sensibilité. Mais plus la jeune femme avance dans sa quête d’identité, plus les couleurs s’installent et les dessins deviennent doux. 

Une fois le diagnostic posé et l’acceptation faite, tous les dessins sont en couleurs et le résultat est vraiment agréable à découvrir.

Ce traitement si particulier de la couleur donne encore plus de force au chemin parcouru par Marguerite et donnent beaucoup d’importance à sa découverte.

Une bande-dessinée simple et enrichissante

L’histoire de Marguerite est touchante et permet d’aborder l’autisme de façon très claire.

A la fin de l’histoire, on peut retrouver plusieurs pages explicatives sur ce qu’est l’autisme et ses caractéristiques mais aussi sur le syndrome d’asperger. Une double page permet également de présenter les stratégies à adopter dans les interactions sociales et rappellent les points forts des « aspies » (les personnes présentant un syndrome d’asperger). 


Vraiment, je vous recommande chaudement cette bande-dessinée que j’ai sincèrement adorée. Je ne connaissais pas l’autisme plus que ça avant de découvrir cette BD et j’ai appris beaucoup de choses.
Marguerite est émouvante et son cheminement intérieur est agréable à suivre. Sa libération et son soulagement à la fin font plaisir à voir, d’autant plus lorsque l’on sait que l’auteure est elle-même passée par là.


N’hésitez pas à partir à la découverte de cette bande-dessinée touchante et inspirante. 



Pleins de bisous et de pensées pour vous les petits chats. On se retrouve dimanche pour un nouvel article.

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