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Le chagrin des vivants

Coucou les petits chats ! On se retrouve aujourd’hui pour un nouvel avis critique. Pas de guerre entre morts et vivants, de course au trône de fer ou d’histoire d’amour qui tombe à l’eau. Aujourd’hui on parle littérature historique avec le très beau roman de Anna Hope intitulé Le chagrin des vivants.


Trois femmes anglaises au lendemain de la 1ère Guerre Mondiale

En Novembre 1920, deux ans après l’armistice, l’Angleterre attend le rapatriement de la dépouille du soldat inconnu pour une cérémonie en hommage aux hommes tombés pendant la guerre.

Cinq jour durant, nous suivons alternativement les étapes du rapatriement du soldat inconnu en terre anglaise (du choix de la dépouille à la cérémonie elle-même) et le récit de trois femmes dans cette société encore meurtrie. 

Evelyn et Ada sont toutes deux endeuillées. La première a perdu son fiancé, la seconde son fils. 

Hettie quant à elle est payée pour danser, tous les soirs, avec d’anciens soldats.

Nous les voyons ainsi évoluer au milieu de tous ces hommes cabossés qui ont vu l’horreur et en ont même parfois été acteurs. Tant bien que mal, elles pansent leurs plaies tout en composant avec celles des autres.


Mon premier roman historique

Jusqu’à présent, je n’avais jamais vraiment porté d’intérêt à ce style littéraire. N’étant pas une férue absolue d’histoire, ce n’est pas le genre de récit qui m’attire et me transporte. 

Ce roman m’a été prêté par ma maman qui me l’a vivement recommandé. J’ai suivi ses conseils et j’ai été agréablement surprise. Le chagrin des vivants n’est pas une histoire anodine. Elle est ni  belle ni extraordinaire. Le ton est assez dur mais juste. C’est l’histoire, sans fard ni artifice de femmes et d’hommes qui essayent de se reconstruire après des évènements d’une horreur sans précédent. 

Je suis une personne plutôt bisounours, assez fleur bleue. Je l’avoue, dans les romans, j’apprécie particulièrement les fins heureuses. Mais ici, bien sûr, nulle fin heureuse. Lorsque le point final est là, nous avons même l’impression que l’histoire n’est pas finie. Qu’il manque des pages et un dénouement pour chacune de ces femmes.

Et j’ai trouvé ça brillant.

Parce que justement, dans la vie, il nous arrive de rencontrer des personnes, de faire un bout de chemin avec elles et puis de nous éloigner. Et alors, nous ne savons pas quelle sera la suite pour elles, quelle sera leur fin.

En ce sens, Le chagrin des vivants est d’une justesse impeccable. L’histoire de Evelyn, Hettie et Ada n’est pas terminée. Elles ont encore du chemin à faire pour arriver à l’apaisement. Et même si, à la fin du roman, nous sentons que cet apaisement est proche, nous ne pouvons pas en être totalement sûrs. Nous en sommes réduits à des suppositions. 


Ma curiosité éveillée

Moi qui n’aimais pas particulièrement les romans historiques, j’ai été bigrement convaincue par celui-ci qui m’a d’ailleurs appris des choses que j’ignorais. Je ne savais pas, par exemple, que le concept de soldat inconnu n’était pas seulement français et qu’il en existait pour beaucoup de pays différents. 

Le chagrin des vivants m’a ainsi, en quelques sortes, réconciliée avec ce genre littéraire et peut-être qu’à l’avenir, je lirai davantage de romans comme celui-là afin de découvrir d’autres aspects de l’histoire que j’ignorais.

Je vous recommande donc chaudement Le chagrin des vivants, pour sa justesse, sa finesse d’écriture et sa réalité d’une beauté sans pareil. Car oui, malgré sa dureté, c’est un beau roman, une belle écriture et une belle histoire. 

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