Ciné-Séries,  Film

Le chant du loup, une bonne plongée dans l’angoisse

Coucou les petits chats !

Hier (vendredi 08 Mars), je suis allée voir Le chant du loup au cinéma. Je suis ressortie de la séance particulièrement chamboulée alors j’ai décidé de vous en parlez un peu.

L’histoire en deux mots ?

Le chant du loup est un film de Antonin Baudry avec au casting Omar Sy, Reda Kateb, Mathieu Kassovitz et François Civil.

L’histoire prend place dans un monde fictionnel où les russes ont envahi la Finlande et où la France va jouer le jeu de la dissuasion nucléaire. 

On suit ainsi plusieurs membres de la marine qui nous emmènent dans leurs sous-marins de guerre. Le réalisateur se focalise en particulier sur l’un d’eux : Chanteraide (François Civil) qui est l’oreille d’or du sous-marin. Doté de l’oreille absolue, il est capable d’identifier tous les sons qu’il entend. Son poste est donc déterminant et à bien des moments, tout repose sur ses épaules. 

Un décor hostile et angoissant

Il ne s’agit pas d’un huit-clos mais presque. La grande majorité du film se déroule dans un sous-marin. Et quand ce n’est pas le cas, les pièces choisies ne sont guère beaucoup plus grandes. Quelques scènes nous permettent de reprendre notre respiration (un port, un bureau assez grand, un bar au bord de la plage) mais la plupart du temps, on reste en apnée.

En tout cas ça été mon cas. 

Bon, certes, je suis un peu claustrophobe et l’idée d’être piégée sous des tonnes d’eau sans possibilité de sortie me terrifie, mais quand même.

Le réalisateur nous plonge dans une ambiance angoissante en cohérence avec le thème de son histoire. Parce que oui, quand même, c’est de la guerre dont il est question. Et ce n’est pas parce que ses personnages ne sont pas sur un champs de bataille des armes à la main que c’est moins dangereux. Bien au contraire. 

Une histoire…horrible

Avertissement :

Inutile de vous le cacher plus longtemps, ce film m’a traumatisée. Afin de vous expliquer les raisons de ce traumatisme, je vais dès à présent révéler des éléments clés de l’intrigue, si vous ne souhaitez pas vous gâcher la surprise du suspens, je vous suggère d’interrompre votre lecture et de passer au paragraphe suivant. 😉

.

.

.

Let’s go !

C’est bon, on est entre adultes avertis ? Très bien.

Le film débute dans le vif du sujet sans nous laisser le temps de la préparation. Nous voilà donc dans le centre du Titane, un sous-marin commandé par le commandant Grandchamp (Reda Kateb) et son second D’Orsi (Omar Sy).  Leur mission : récupérer des plongeurs au large des côtes syriennes. Pour cela, ils ont à leur bord Chanteraide, jeune homme possédant l’oreille absolue et capable d’identifier tous les sons qu’il entend. C’est donc à lui de  » sécuriser  » le périmètre en gros en indiquant à l’équipage si des navires/sous-marins ou autres sont à proximité et risquent des les repérer.

Sauf que sous la pression du moment et de l’équipage, Chanteraide se plante et compromet la réussite de la mission. Le sous-marin rentre tout de même à bon port mais c’est dans une ambiance particulièrement tendue que va se poursuivre l’histoire.

Face à l’invasion de la Finlande par les russes, les français optent pour la dissuasion nucléaire. 

L’arrivée imminente d’un missile nucléaire, apparemment envoyé par les russes, sur le sol français va alors plonger tout le monde dans une angoisse sourde. 

Granchamp, nommé commandant de l’Effroyable, un SNLE (sous-marin nucléaire lanceur d’engin), se voit sommé de répliquer en envoyant lui-même un missile nucléaire en direction de la Russie.

Seulement voilà, il s’agit là d’un piège et pour éviter de voir plonger le monde dans une guerre nucléaire sans précédent, l’amiral Alfost (Mathieu Kassovitz) doit à tout prix empêcher que ce missile soit tiré. Sauf que voilà, dans la marine, y a des procédures strictes. A partir du moment où le président de la république a donné l’ordre à un SNLE de tirer un missile nucléaire, l’équipage du dit SNLE coupe toutes ses communications avec la terre ferme.

Vous sentez venir la merde ou pas ?

Parce que concrètement, y a pas trente-six mille solutions. Soit l’amiral arrive à entrer en contact avec Grandchamp et lui explique la situation, soit il est obligé de mettre l’Effroyable hors d’état de nuire.

S’ensuit alors une course contre la montre où D’Orsi, Alfost et Chanteraide essayent par tous les moyens de prévenir Grandchamp de la situation, en vain. 

Bon je vous épargne les mille rebondissements pour en arriver au point essentiel : ils ne vont pas y arriver et ils vont plus ou moins tous mourir.

Voilà voilà. 

Le seul qui ne meurt pas, c’est Chanteraide mais il ne s’en sort pas forcément mieux que les autres puisqu’il ressort de tout ça complètement sourd. 

Superbe ambiance, merci monsieur Baudry, me voilà traumatisée. 

Bilan des courses ?

Arf, dur à dire. Je suis très mitigée, écartelée entres mes émotions et ma raison.

La voie de la raison…

D’un point de vue purement technique, il est vraiment bien fait. Les plans sont très beaux, l’ambiance est angoissante au possible et la musique pareil.

L’histoire est très prenante et le scénario bien construit. le suspens est vraiment dosé correctement et franchement, jusqu’à la fin, on ne sait pas comment tout ça va se terminer.

Au niveau du casting, j’aurai aimé voir un peu plus Omar Sy à l’écran. Il est assez effacé au final et passe au second plan ce qui est dommage selon moi. [Oui, j’avoue c’est parce que j’adore Omar Sy que je dis ça mais quand même.] Mathieu Kassovitz est, comme souvent, très bons dans son rôle. Mais ces deux grands acteurs laissent pleinement la place à Reda Kateb et François Civil qui crèvent l’écran. Autant j’avais déjà une petite idée du talent de François Civil (grâce à la série Dix pour cent) autant je ne connaissias Reda Kateb que de nom. J’ai donc pu effectivement constaté qu’il s’agit d’un aussi grand acteur que Mathieu Kassovitz ou Omar Sy.

Un très beau casting donc.

Bon après, on peut toujours chipoter en râlant qu’il n’y a que deux femmes au casting mais bon…ce serait assez hypocrite compte tenu du sujet. Bah oui, dans la réalité, dans les sous-marin, y a pas tellement de femmes en fait. Mais c’est un autre sujet, revenons à nos moutons !

Rien à dire sur l’aspect technique donc.

C’est un très bon film c’est juste que…bah je suis une guimauve hein ! [Cf mon dernier article en date].

[Je viens de me rende compte à la relecture de cet article qu’il y avait un gros spoiler juste après…sorry !]

.

.

.

…et celle des émotions…

J’ai eu le cœur brisé par la violence et la tristesse de ce drame. Tout le monde meurt quoi ! Et le seul qui meurt pas, il devient sourd alors que son audition c’était son talent à lui ! Franchement ! J’ai même pas réussi à pleurer tellement j’étais sous le choc tout le temps !

J’avoue que j’aurai vraiment apprécié un happy ending pour le coup. Parce que jusqu’à la fin j’avais cette petite étincelle d’espoir. Mais non. Pas de happy ending, juste un goût de cendre dans la bouche. [Remarque, c’est peut-être un bon moyen de se préparer pour la saison finale de Game of thrones hein…].

Bref, ça c’était pour mes 5 secondes de coup de gueule.

Conclusion ?

En me baladant sur l’Internet, j’ai vu que le réalisateur voulait, par ce film, dénoncer la lenteur et l’absurdité de certaines institutions. Ici en l’occurrence les procédures de sécurité dans la marine.

Je ne pense pas que les choses se passent exactement comme cela dans la vraie vie mais je trouve son pari plutôt réussi. Plusieurs fois on a envie de s’insurger contre les règles que doivent suivre les personnages. 

D’ailleurs, petit big up à cette magnifique scène où l’amiral essaye de joindre le président en urgence et où il est mis en attente comme le commun des mortels avec une petite musique d’ascenseur. C’est les seules 30 secondes de film où l’on a rit dans la salle.

Je suppose que, pour des personnes avec plus de maturité émotionnelle et avec suffisamment de recul sur les choses, il s’agit là d’un bon film.

Mais je l’avoue, pour moi, ça été compliqué. L’éponge que je suis n’est pas parvenu à mettre la distance suffisante et j’ai eu la boule au ventre tout du long.

La cerise sur le gâteau, me souvenir (après le générique) que Grandchamp, lorsque l’amiral lui propose le commandement de l’effroyable, annonce : « Amiral, j’ai promis à mon épouse de ne plus embarquer ».

Clairement, je n’étais pas prête pour ce film. Assez naïvement, je pensais qu’il se finirait mieux que cela. 

Je suppose que je peux néanmoins vous le recommander. Si l’ont met de côté le drame absolu, ça reste un bon film d’action.

Et vous, est-ce que vous l’avez vu ? Qu’est-ce que vous en avez pensé ?

Venez me le dire en commentaire !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Un commentaire

Donnez votre avis ici !

%d blogueurs aiment cette page :