La Nin',  Photographies,  Voyages

Le road-trip qui a conquis mon coeur : l’Irlande !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Coucou les petits chats ! Le voilà enfin cet article dont je vous ai tant parlé !

Avant de démarrer, une légère explication s’impose. J’avais prévu de vous partager cette expérience que fut l’Irlande depuis un moment. Seulement voilà, mon disque dur externe m’ayant lâché il y a quelques temps, j’avais perdu toutes les photos de ce beau voyage. J’ai dû faire des pieds et des mains pour les retrouver ! Heureusement, on peut dire merci Facebook (pour une fois) puisque j’y avais mis mes plus beaux clichés. 

Il m’a donc fallu le temps de les récupérer et de les retoucher (encore mieux qu’avant) et voilà le résultat.

 

Le contexte du voyage

En 2016, mon compagnon et moi-même avons obtenu notre diplôme de licence. Pour marquer le coup, nous avons décidé de nous programmer un road-trip de six semaines en Irlande.

Pourquoi l’Irlande ? Et bien pour deux raison mes amis.

La première c’est que mon amoureux se destinant a l’époque au CAPES d’anglais, il voulait un pays anglophone pour pratiquer la langue. 

La seconde, c’est que pour une raison que j’ignore encore, ce pays m’a toujours fait rêver. 

De par notre statut d’étudiant,  il nous était impossible de partir six semaines sans travailler. Après avoir exploré plusieurs piste (donc le coachsurfing), nous avons choisi l’option woofing. 

Autant le dire tout de suite, c’était pas gagné. Parce qu’on s’y est pris quand même assez tard. Et les places dans les fermes étaient presque toutes déjà prises. Et puis finalement, coup de chance, on a trouvé un couple près à nous accueillir sur leur exploitation. 

On a réglé les derniers détails (réserver le ferry, convertir notre monnaie, acheter un routard) en ayant hâte de pouvoir partir à nouveau à l’aventure.

 

Enfin le jour du départ…

Je vais peut-être vous décevoir mais je ne m’en souviens plus tellement. Je me rappelle juste de l’image de nos énormes sacs à dos et des derniers bisous au chat. [Bisous un peu mouillés j’avoue parce que la laisser six semaines presque toute seule, ça fait bizarre].

Ensuite ça a été bus, train puis ferry. 

Ce dernier constituant ma principale angoisse parce que j’avais peur d’être malade pendant la traversée de nuit. Heureusement ça n’a pas été le cas et on a enfin pu mettre le pied sur le sol Irlandais. Il faisait gris, il y avait du vent et on avait froid mais on était excités comme des puces. On s’est posés deux heures sur une plage et on a papoté avec un mec pendant au moins une heure. C’était le solitaire du coin qui habitait dans une cabane sur la plage et qui dessinait des bateaux. Il nous a demandé notre adresse pour nous écrire une carte à Noël.

[Et il l’a vraiment fait en plus ! C’était trop cool !]

 

L’expérience du woofing

La vie à la ferme

Nous avons été accueillis par Frank et Julie, propriétaires d’une ferme bovine.  Le  » contrat  » était simple, la semaine nous aidions Franck à la ferme, en échange nous étions nourris et logés et le week-end on pouvait faire ce qu’on voulait. 

Le début n’a pas été simple car, malgré notre bon niveau d’anglais, l’accent irlandais n’est pas toujours facile à comprendre mais on s’est vite habitués. 

Nos boulot était assez simple, on se levait en même temps que Frank et il nous donnait les indications pour la journée.

Ça  commençait toujours pas nourrir (ou engraisser mais je reviendrai là-dessus après) les différents troupeaux (veau, vaches, bœufs et taureau) puis ensuite ça variait en fonction des besoins de Frank. On a fait beaucoup de peinture, les foins, de l’installation de clôture et puis l’opération  » wood  » [Bois en anglais]. Frank possède un immense champs dans lequel il voulait mettre un troupeau. Sauf que ce champs était pleins d’arbres. Il les avait déjà abattus mais il fallait désormais les tronçonner puis charger les morceaux dans une remorque [cf la photo correspondante dans la galerie en début d’article]. C’est de loin la tâche la plus pénible et la plus longue que l’on a eu à faire. Sur quatre semaines on a dû passer une semaine entière à faire ça, à raison d’un jour par ci par là. Et franchement c’était pas drôle du tout.

 

Que du positif alors ?

Presque mais bien sûr il y avait aussi quelques inconvénients. 

Le premier bien sûr est lié au climat. Le temps irlandais est très particulier. Il peut faire beau et chaud pendant une demie-heure puis se mettre à pleuvoir avant que le vent se lève. Et puis surtout, pour des français habitués à des étés caniculaires, il fait froid. Et à la ferme, le chauffage c’est pas forcément le mieux. Donc frileuse comme je suis, même à l’intérieur de la maison, j’avais froid. Ce qui n’est pas forcément très agréable quand tu rentres d’une journée de dur labeur. 

Ensuite, nous n’avions pas de voiture à l’époque. Ce qui veut dire que les weekends nous pouvions difficilement aller explorer les environs. Car le transport peut vite coûter cher, or nous gardions plutôt notre argent pour la suite du voyage. Donc bien souvent, on restait à la ferme à bouquiner, jouer avec les chiens et c’est tout. Julie était d’ailleurs très étonnée car les woofers avaient tendance a vraiment prendre une pause le weekend et à visiter le coin. 

On a quant même fait une expédition à Dublin (sur deux jours) et c’était assez sympa. 

Enfin, le dernier point négatif, qui ne m’avait pas choquée au début, est lié à la ferme en elle-même et notamment à l’exploitation des animaux. Comme je l’ai dit, il fallait les nourrir dans le but qu’il grossisse. Parce qu’ils ont beaux être mignons les petits veaux, ils sont quand même destinés à finir dans une assiette. Frank et Julie ne parlaient pas trop de cet aspect-là de leur ferme et comme nous n’étions pas dans la saison où ils les emmenaient à l’abattoir, j’avoue que mon esprit a vraiment occulté la réalité.

Jusqu’au jour où il a fallu donner un traitement à l’un des troupeaux. Et là, je me suis pris une sacré claque. Je ne vais pas entrer dans les détails pour pas vous dégoutter mais en gros, on fait entrer les vaches dans une sorte d’enclos où elles sont ensuite dirigées vers un couloir. Au bout de ce couloir, il y une sorte de barrière-porte qui permet de leur bloquer la tête pour leur donner le médicament à la seringue (dans la bouche). 

Et franchement, c’était assez horrible. On a beau se dire que c’est pour pas qu’elles tombent malades ou quoi c’est dur. Parce que les vaches ne savent pas ce qu’il se passe. Donc logiquement, elles  » pensent  » qu’elles vont à l’abattoir. Donc elles meuglent et elles essayent de s’enfuir. 

Personnellement, j’ai pas réussi à supporter ce spectacle donc je suis allée m’occuper des chiennes qui étaient assez excitées par ce qu’il se passait. Heureusement Frank avait appelé un de ses voisins pour l’aider ce qui a fait qu’il n’avait pas besoin de nous. 

Je pense que c’est vraiment le pire souvenir que j’ai du woofing. Ça m’a vraiment fait prendre conscience de la souffrance qui pouvait être engendrée par l’exploitation des animaux pour notre consommation (mais c’est un autre débat).

Au final, le woofing est vraiment une sacrée expérience que je vous recommande si vous voulez partir à la découverte d’un pays à moindres frais. On a passé de très bons moments dont une soirée mémorable au pub du coin où ils passaient de la chanson française pour faire danser tout le monde.

Après ces quatre semaines, nous sommes partis pour explorer le reste du pays. 

 

La suite du road-trip

Première étape le Connemara, un coup de cœur de plus

Pas facile de dormir sous tentes après quatre semaines dans un vrai lit. D’autant plus qu’on a commencé par le pire niveau climat : pluie torrentielle, vent à faire s’envoler les tentes et température qui fait geler les orteils, on aura tout eu. Mais ça valait le coup. Pour citer une célèbre chanson,  » Des nuages noirs / Qui viennent du nord / Colorent la terre, Les lacs, les rivières :  C’est le décor /Du Connemara.  » 

 

Dans l’ordre nous avons fait :
  • La Sky Road : une route de 10km qui longe la côte et promet des paysages à couper le souffle. La plupart des gens le font en voiture. On l’a fait à pied, c’était assez long et sur la fin on n’en pouvait vraiment plus de marcher mais c’était quand même très beau. D’autant plus qu’on a pu le faire par sous un soleil éblouissant. 
  • Le parc national du Conemara avec l’ascension du Diamond Hill. Bon ok, ascension j’exagère  un peu. La montagne en question ne fait que 445 mètres mais c’était joli. Bon là par contre c’était par temps gris, il faut pas trop en demander non plus hein.
  • Kylemore Abbeye : magnifique château avec un grand parc. On se serait cru dans un roman de Jane Austen. J’ai adoré !
  • Galway : mon coup de coeur absolu dans ce voyage. L’ambiance dans la ville est super avec pleins de musiciens dans les rues et une cathédrale somptueuse.

 

Seconde étape, les Cliffs of Moher

C’est là qu’on reconnait les vraies fans d’Harry Potter. Si vous pouvez me dire dans quel film on voit ces falaises, vous êtes un(e) Potterhead [fan de Harry Potter pour les incultes], sinon honte sur vous. 



Au programme de cette étape :
  • Les Cliffs of Moher vu d’en haut : On longe les falaises sur plusieurs kilomètres. Le temps était gris voire orageux mais ça rendait le lieu encore plus mystérieux et effrayant ce n’était pas plus mal. À voir au moins une fois tant la hauteur des falaises est impressionnante.
  • Les Îles d’Aran : nous voulions nous rendre sur la plus grande île et l’explorer à vélo mais nous avons manqué le ferry.  Mais tant mieux finalement car cela nous a permis d’avoir une meilleure offre. Pour le même prix, on est allés sur la plus petite des îles, on loué des vélos et hop mode explorationa activé.  Mon copain s’est même baigné deux fois. Moi j’ai tenté mais ma frilosité a eu raison de moi. Et on a vu des phoques !!! Rien que pour ça, faut y aller.

 

Dernière étape : Cork

Pour terminer en beauté, on a délaissé le camping pour une auberge de jeunesse. Nous avons vraiment trouvé la ville moche [désolé Cork on t’aime quand même] alors on a opté pour l’option shopping et match de hurling. 

 

Le retour…agité

Mon dieu. L’enfer. Notre ferry avait deux heures de retard parce que la mer était en mode tempête et que les passagers du voyage d’avant avaient été bien malades. Ils ont dû nettoyer tout le bateau avant que l’on puisse embarquer. Ca vous donne une petite idée de ce qui nous attendait. Moi qui refuse d’être malade et en particulier de vomir, je peux vous dire que j’étais pa-ni-quée. 

Pour compenser le retard, ils nous ont offert le repas du soir. Autant vous dire que j’en n’ai pas profité hein. [J’ai appris plus tard que pour éviter le mal des transports il fallait avoir le ventre bien rempli]. 

Nous avons eu la chance de rencontrer des étudiants français qui nous ont gentiment accueillis dans leur cabine. Discuter et partager nos souvenirs de voyage nous a donc permis d’oublier nos estomacs qui se soulevaient et de mieux supporter la traversée. ET J’AI PAS VOMI ! [Désolée, fierté personnelle].

 

L’heure du bilan

Sans aucune hésitation ce voyage est de loin mon préféré.

Ça été un vrai road-trip du début à la fin. Nous sommes partis plus loin encore que nos précédents voyages. Nous avons passé quatre semaines en woofing chez des irlandais. Bref, l’aventure comme on aime. 

Mes seuls regrets quant à ce voyage sont de ne pas avoir plus exploré le pays lors de nos weekends à la ferme (mais encore une fois, sans voiture c’était vraiment compliqué) et de ne pas avoir eu assez de temps pour nous rendre en Irlande du nord.

Excepté ces deux points, c’était une super expérience. On a rencontré pleins de gens intéressants et gentils. J’avais limite envie de m’expatrier à Galway tellement je suis tombée amoureuse du pays.

Ça fait déjà deux ans que ce road-trip a eu lieu et j’espère vraiment y retourner un jour parce qu’il y encore plein de coins qu’on n’a pas visité et que j’aimerais découvrir. Notamment en Irlande du Nord où nous n’avions pas pu nous rendre pour des questions de budget et de temps. 

Si vous ne connaissez pas ce pays, je ne peux que vous conseiller d’y aller. Les gens sont super accueillants, les paysages à couper le souffle et puis il y a l’ambiance. Il a ce parfum de mystère et ce petit côté héroïc-fantaisie qui flotte dans l’air. Partout où l’on allait, j’avais l’impression qu’on était dans un film et que des évènements épiques allaient arriver. 

Alors certes, il fait pas toujours beau et chaud mais franchement…

 » You dont’ go in Ireland for the weather, the heat or the beaches. You go in Ireland for the wonderful landscapes and the welcoming people.  » 

[On ne va pas en Irlande pour le temps, la chaleur ou les plages. On va en Irlande pour les merveilleux paysages et les gens si accueillants.]

Rendez-vous sur Hellocoton !

Donnez votre avis ici !

%d blogueurs aiment cette page :