Les Odes,  Mon jardin (pas si) secret...

Ode aux femmes de ma vie

Coucou les petits chats. Aujourd’hui, nous sommes le 4 Août 2019. Cela fait 7 ans exactement que ma grand-mère maternelle, ma Mamie Mo, est décédée.

Je pourrai prendre la plume aujourd’hui pour vous parler de l’absence, des images qui s’estompent peu à peu ou, au contraire, des souvenirs qui resurgissent subitement quand on s’y attend le moins, entraînant invariablement une chute de larmes, mais non.

Aujourd’hui, je préfère vous parler des rires, du partage et de la force. Aujourd’hui, je veux rendre un hommage à cette femme qui m’a tant donné. Et aux autres qui me portent toujours plus haut depuis le début.


Une histoire de femmes

Je suis fille unique dans une famille composée essentiellement de femmes. J’ai donc grandie, entourée de figures féminines : ma maman, mes cousines, mes grands-mères et ma tatie.

Bien sûr, les hommes de la famille sont tout aussi présents mais étant moi-même une femme, c’est elles qui m’ont inspirée et portée en tout premier lieu.

Et toutes ont un sacré caractère. Aucune de ces femmes-là ne se laissent marcher sur les pieds. Aucune ne se laisse dicter sa conduite. Ce sont toutes des battantes, chacune à leur échelle et elles m’ont transmis leur force et leur caractère.


Mamie Mo, entre complicité et inspiration

Mamie Mo, comme je l’appelais est ma grand-mère maternelle. Elle vivait à moins de trente minutes de chez nous et j’ai passé bon nombre de mercredi à ses côtés.

Mamie Mo était sourde. [Berk. Je hais ce mot. Il sonne tellement mal à mes oreilles.] Aucun son ne parvenait jusqu’à elle. La communication n’était pas toujours évidente mais nous partagions beaucoup. Elle me montrait la couture, la broderie. On se retrouvait autour de notre amour des animaux (et surtout des chats) et des séries télés que je regardais avec elle (merci les sous-titres).

Je crois que je ne l’ai jamais vu se plaindre, ou très peu. Elle a vécu des choses dures (la surdité, la santé qui s’effiloche, la perte de ceux qu’elle aimait) mais elle gardait la foi. Parce que oui, Mamie Mo était croyante, très pratiquante. Elle m’a transmis cela aussi, la foi. Pas exactement la même que la sienne mais la foi quand même.

Ayant moi-même des soucis au niveau de l’audition (j’en reparlerai dans un prochain article), je suis toujours fascinée par la combativité dont elle a fait preuve et sa force est un véritable modèle pour moi aujourd’hui.

Quand elle nous a quittés, je venais de terminer le lycée (période compliquée pour moi), j’essayais de remettre de l’ordre dans ma tête et ma vie. 

J’ai eu l’impression de la perdre brusquement, d’un coup, sans avoir pu m’y préparer (même si objectivement, j’aurai dû me douter que ce moment était plus proche de nous que jamais) et, embringuée dans mes propres soucis d’ado, je n’ai pas assimilé tout de suite le poids et la douleur de son absence. C’est venu après tout ça.

Aujourd’hui encore elle me manque et son absence se rappelle à moi dans des petits moments douloureux. J’essaye néanmoins de ne pas me focaliser sur le chagrin. Plutôt sur les souvenirs, sur l’amour et la complicité. Sur tout ce qu’elle m’a appris et la force immense qu’elle avait derrière sa frêle silhouette. Quand ça ne va pas, je me rappelle ce regard qu’elle posait sur le monde et j’essaye de faire preuve de la même force et la même foi face aux évènements. 


Mamie Thé, la mamie nounours et câlins

Mes grands-parents paternels habitent à deux heures de chez mes parents et j’ai passé la moitié de toutes mes vacances chez eux. C’était alors l’occasion de réunir les trois cousines pour des journées toujours bien chargées en fous rires et en bêtises aussi quand même.

Pour chapeauter nos trois cervelles pleines de merveilleuses idées (ou pas selon les fois), il y a Mamie Thé. 

Combien de fois nous a-t-elle regardées en fronçant les yeux parce qu’on avait (encore) fait une connerie ? Je ne sais pas. Ce que je sais c’est qu’aujourd’hui encore, elle s’amuse à nous raconter nos quatre-cent coups (ainsi que ceux de mon papa et ma tatie, sinon c’est pas drôle), en rigolant. 

Quand Mamie Mo est partie, Mamie Thé a pris le relais. Sans jamais la remplacer bien sûr. Mais aujourd’hui, c’est souvent elle qui m’aide quand je dois me dépatouiller avec une robe trop large ou un ourlet à faire. On s’appelle régulièrement pour papoter. Je vais régulièrement poser mes valises chez elle (et mon grand-père bien sûr, mais je l’ai déjà dit, c’est les femmes qui sont à la une aujourd’hui) pour respirer un coup, me poser, tout ça tout ça. C’est l’occasion de retrouver les cousines, faire des photos, se faire chouchouter, et ça fait du bien aussi.


Ma maman, la toute première femme de ma vie

The first one. Celle qui m’a donné la vie et qui m’accompagne tous les jours.

Elle m’a appris l’exigence, la détermination et la persévérance.

Elle m’a aussi appris le courage, la force et la volonté. 

Elle n’a pas toujours été tendre. Et heureusement, car la vie ne l’est pas toujours. Elle m’a appris, peut-être sans vraiment le vouloir, à m’endurcir et à ne pas toujours attendre que les choses viennent à moi.

Ça n’a pas été facile tous les jours entre nous. On a eu des périodes difficiles où je lui en ait fait bien baver (coucou l’adolescence, bisous bisous ma ré-orientation) mais aujourd’hui ça va mieux. On est plus complice, plus proches, plus soudées. On se voit souvent, pour papoter et boire un coup. Elle m’apprend tous les trucs d’adultes que je sais pas encore bien faire et on se fait des moments filles (ciné, shopping, petite balade tranquillou). Et ça aussi ça fait du bien.

Même si l’on se le dit pas tous les jours, même si on encore parfois du mal à communiquer et à se comprendre, on s’aime et je sais que je peux compter sur son soutien. Tout comme elle peut compter sur le mien. 

On évolue toutes les deux dans une famille de femmes au fort caractère. Mais c’est aussi une famille de taiseux, où ne dit pas toujours ce que l’on pense et ce que l’on ressent. Et pourtant, c’est tellement important de le faire tant qu’on le peut. Pour ne pas avoir des regrets plus tard. Même si c’est pas toujours facile de poser les mots justes et de dire ce que le ressent au plus profond de son cœur. Moi-même présentement j’ai l’impression de galérer. Alors qu’en fait je n’ai qu’une chose à dire.

Merci Maman d’être celle que tu es et d’avoir contribué à celle que je suis aujourd’hui. Merci de ton exigence, de ton soutien et de ton amour. De tes mots tendres et de tes encouragements. Je ne le dis peut-être pas assez souvent mais je t’aime. Je vous aime toi et papa et je suis fière d’être votre fille. 


Elles sont ma force

Ces trois femmes m’ont vue naître et grandir. Elles m’ont portée et soutenue chaque jours depuis 25 ans. L’une d’elle nous a quittées malheureusement mais parfois, aujourd’hui encore, je ressens sa présence et sa force m’envelopper et me porter encore plus loin. 

Elles sont ma force, celles qui m’inspirent et m’apaisent par leur regard. Si je suis cette femme-là aujourd’hui c’es grâce à elle, je leur dois tant.

[Et bien sûr, si vous vous poser la question, évidemment qu’un tatouage en leur honneur est prévu un jour, enfin ! 😉 ]

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