Mon jardin (pas si) secret...,  Posons les mots

Posons les mots – Partie 1

Hypersensibilité et hyperempathie émotionnelle. Voilà de quoi j’ai envie de vous parler aujourd’hui les petits chats. [Coucou, au passage, ça va ? :p]

Je vous en ai déjà touché un mot dans mon article Pourquoi le cinéma ? mais je suis une éponge émotionnelle. Pendant longtemps, je n’ai pas vraiment fait attention à cet aspect de ma personnalité, me persuadant sûrement que ce n’était pas grand-chose d’important, juste une sensibilité plus élevée que la moyenne. Pas de quoi en faire un drame quoi.

Mais depuis quelques temps, quelques années même, je m’aperçois que cette sensibilité exacerbée est bien plus qu’une petite facette de moi. Je comprend même qu’elle est l’un des éléments principaux de mon identité et qu’elle constitue l’origine de mes autres traits de caractère.

Récemment,, j’ai commencé à me renseigner plus sur le sujet afin de mieux comprendre ce qu’il en était. Comme je n’en suis qu’au début de mon parcours d’appréhension de mon hypersensibilité, le risque est grand de vous donner des éléments faux ou des informations erronées. C’est pour cela que cet article ne relève pas d’un but informatif sur ce que sont l’hypersensibilité et l’hyperempathie mais plutôt d’un besoin réel de poser les mots sur un aspect de ma personnalité que je commence tout juste à découvrir et accepter.


Une enfance et une adolescence à fleur de peau

De ce que je me souviens, j’ai toujours été sensible et souvent submergée par mes émotions.

Je ne compte plus le nombre de films/livres/séries et compagnie qui m’ont fait pleurer comme jamais. Depuis toute petite, les au-revoir, en particulier avec les gens que j’aime, sont une épreuve absolument horrible à vivre pour moi. Et bien sûr, pour couronner le tout, je suis régulièrement sujette au stress et à l’angoisse.

L’adolescence, qui se traduit généralement par des bouleversements notamment au niveau émotionnel a donc été une super étape de ma vie. [C’est ironique évidemment].

Je vous passerai les détails de cette période-là dont je n’aime pas du tout parler mais disons que niveau submersion et noyade émotionnelle on était pas mal. 


L’acceptation progressive

C’est mon chéri qui, au début de notre relation il y a 6 ans, a parlé le premier d’hypersensibilité. Des personnes de son entourage ayant le même trait de personnalité, il a fait assez vite le rapprochement avec moi et mes émotions très présentes. Les mots étaient donc enfin posés et lui n’avait aucune peine à les employer pour parler de moi.

Pour ma part, je me posais pas la question. Je ne considérais pas cette sensibilité comme quelque chose de particulier par rapport aux autres. Peut-être était-ce là la preuve d’une certaine frayeur à l’idée d’avoir un truc « spécial ». Je ne sais pas trop exactement en fait mais ce n’est que très récemment que j’ai fini pas accepter ces mots et par les employer moi-même.

Depuis quelques mois, je commence à lire des articles sur l’hypersensibilité et l’hyperempathie. Force est de constater qu’effectivement, cela me correspond bien. Ça explique d’ailleurs beaucoup de choses que je peux ressentir et vivre au quotidien.


Le quotidien d’ailleurs, parlons-en, c’est comment ?

C’est énormément d’émotions, beaucoup d’empathie et pas mal de stress. 
Si le sujet vous intéresse, je vous invite à aller vous renseigner par vous-même, je ne veux pas prendre le risque de vous donner des informations erronées. Je vais donc me contenter de vous parler de mon expérience personnelle.

Au quotidien, mon hypersensibilité se traduit donc par une sensibilité accrue à la fatigue, à certains bruits particulièrement agaçants (klaxon de voiture, bruits parasites typique genre goutte d’eau, bourdonnement, mastication…) et des difficultés relationnelles de type anxiété sociale. Je pleure assez fréquemment devant des films, des séries, en lisant un livre ou en écoutant des chansons qui me prennent aux tripes et il m’arrive de me réveiller le matin en me sentant «  déprimée » à cause des mauvais rêves faits pendant la nuit.

Mes émotions prennent beaucoup de place dans ma vie et les gérer n’est pas une mince affaire, d’autant plus que je suis également très sensible à celles des autres (=hyperempathie). Une véritable éponge émotionnelle quoi. 


[Petit exemple pratique. Dans quinze jours, je ferai mon dernier jour dans la crèche qui m’a accueillie pour mon apprentissage. Et bah je peux vous dire que c’est pas la joie quand j’y pense. J’appréhende vraiment car je sais que les derniers jours vont être très durs et que je vais pleurer beaucoup, beaucoup, beaucoup. Pour l’instant je fais l’autruche et je refuse d’y penser mais rien qu’en parler avec mon chéri ou mes collègues me met la boule au ventre et les larmes aux yeux. On va bien s’éclater dis donc :p]


Enfin, je suis souvent sujette au stress/phobies/angoisses.

Ce surplus d’émotions peut donc m’épuiser assez rapidement et pour me ressourcer et reprendre pied, j’ai régulièrement besoin de me retrouver dans mon cocon (appart+chat+chéri) pour passer un moment tranquille et reposant.

De manière générale, je préfère les soirées tranquilles avec mon (petit) groupe d’amis ou en amoureux aux grandes soirées agitées.

Si j’ai longtemps refusé de me pencher sérieusement sur la question de mes émotions, aujourd’hui je commence à les accepter et à faire de mon hypersensibilité une force. Même si ce n’est pas évident tous les jours, loin de là.

Je ferai peut-être, un jour, une mise à jour de cet article, quand j’en saurai davantage sur le sujet.

Comme je l’ai dit plus haut, je m’intéresse davantage au sujet en lisant des articles et regardant des vidéos. J’ai beaucoup entendu parler du livre de Elaine N. Aron, Ces gens qui ont peur d’avoir peur, je pense que je vais le lire très bientôt.

En attendant, la série Posons les mots, qui débute avec cet article, sera complétée par d’autres articles traitant de sujets pas toujours très abordés dans la société.

J’attends avec impatience vos retour en commentaire. Connaissez-vous l’hypersensibilité ? Peut-être faites-vous aussi partie des personnes hypersensibles ? Je serai ravie de lire vos propres expériences 😉

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3 commentaires

  • Flyean

    Je comprends ce que tu veux dire. Et on a chacun notre façon de lutter contre cette hypersensibilité. Par exemple, on se cache derrière des masques espérant garder pour nous cette sensibilité qui fait à la fois partie de nous, mais qui aussi, en tout cas pour ma part, ronge de l’intérieur. C’est pour cela que se cacher derrière des piques et un gros caractère aide. Flyean

    • La Nin'

      Tout à fait, les façons de vivre avec (je dis plus lutter pour ma part parce que j’ai arrêté de lutter. Ca sert à rien, ça fait partie de moi de toute façon :p ) sont différentes selon les personnes. Moi aussi des fois ça me bouffe toutes ces émotions, ces angoisses et tout mais j’essaie de me dire qu’il n’y a pas que du mauvais, heureusement ! 😀

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