Ciné-Séries,  La Nin',  Les mots de La Nin'...,  Mon jardin (pas si) secret...

Pourquoi le cinéma ?

Malgré la grande diversité de contenus que j’aimerais proposer sur le blog, la majorité de mes articles traitent de cinéma.

Pourtant, je n’ai pas l’impression de remplir les critères nécessaires pour être qualifiée de « passionnée du 7ème art ». Je n’ai pas vu la moitié des grands chefs-d’œuvre dont tout le monde parle, je n’ai que très peu de connaissances techniques et historiques sur le sujet et je suis incapable de tenir une conversation avec des vrais, grands passionnés.

[Peut-être, je dis bien peut-être, que ce constat relève juste de la toute puissance de mon syndrome de l’imposteur mais c’est un sujet sur lequel nous reviendrons plus tard. Promis.]

Mais alors, pourquoi le cinéma ?

 

Une histoire d’émotions…et de passions

Après moult analyses personnelles et plusieurs années d’introspection, je pense pouvoir dire aujourd’hui (avec une quasi certitude) que je corresponds à la catégorie des hypersensibles empathiques.

Je suis une éponge à émotions qui absorbe avec avidité tout ce qui lui passe à portée de cœur.

Que ce soit la littérature, la musique ou la photographie, si ça me plaît j’absorbe tout à 100%.

Et le cinéma c’est un beau mélange des trois, le combo émotif parfait pour mon petit cœur d’artichaut.

Avec tout ce qu’il s’y passe, j’ai de quoi nourrir ma petite éponge.

[Je ne lui ai pas encore trouvé de nom mais ça ne saurait tarder me connaissant.]

Je suis donc une passionnée de cinéma, au sens premier du terme. La passion, la vraie, m’anime et se nourrit de ma boulimie émotive.

Quand je vais au cinéma pour visionner un film, je sais que je vais me plonger toute entière dans l’histoire et les émotions/sentiments/réactions qu’elle veut provoquer.

Dès que la lumière s’éteint, mon cœur bat un peu plus fort, mes yeux s’ouvrent plus grands et mon empathie naturelle se décuple encore.

 

À l’origine un frein…

Cette ultra-sensibilité et cette empathie envahissante m’ont longtemps freinée dans ma quête de chefs-d’œuvre cinématographiques.

Un peu apeurée par les émotions qui s’emparaient de moi, j’ai longtemps renoncé à voir certains films, qui promettaient d’être très beaux, pour ne pas avoir à ressentir cette puissance émotionnelle.

Je suis sûrement passé à côté de bon nombre de très beaux films du fait de cette avalanche d’émotions qui me prend un peu trop souvent à mon goût.

Mais j’ai décidé il y a peu de temps de sortir plus souvent de ma zone de confort et de m’aventurer sur des terres encore inconnues : celles des films qui prennent aux tripes. C’est grâce à ces bonnes résolutions que j’ai pu découvrir les petits trésors que sont Les invisibles et The Hate U Give.

Deux films qui, sans grande surprise vu leur bande-annonce, ont ont permis à l’habituel tsunami émotionnel de déferler sur mon cœur.

 

…devenu une force !

Aujourd’hui, j’accueille donc avec plaisirs toutes ces émotions.

Que ce soit au cinéma, à la lecture d’un bon livre, à l’écoute d’une chanson puissante ou d’un discours poignant, je laisse couler. Littéralement. J’ai décidé de ne pas m’angoisser plus que de coutume et d’arrêter de vouloir à tout prix freiner ma sensibilité. Parce que ce n »est pas grave d’avoir de l’empathie et d’être émue par le monde qui nous entoure.

J’ai mis du temps à l’accepter et encore aujourd’hui, j’ai souvent honte de ces émotions qui s’emparent de moi alors que clairement  » c’est pas le moment p****n !  » [Oui, c’est la phrase qui ressort le plus quand je sens que ça va déborder par mes yeux.]

C’est un peu ma catharsis à moi. Parfois, quand je sens que ça ne va pas sans pouvoir l’expliquer, je visionne certaines scènes de films qui m’ont particulièrement touchée. Ensuite, je n’ai plus qu’à laisser venir la vague émotionnelle qui emporte tout sur son passage. Et après ça va mieux.

Après, bizarrement, j’ai la patate, la pêche et même la poire [ohoho, petite blague nulle au passage, t’as vu !]

Après, je retouche des photos, j’écris des articles ou j’organise des projets avec détermination.

Et avec le cinéma, c’est la même chose. Je suis souvent enchantée par la capacité des réalisateurs, des acteurs, des scénaristes et autres à embellir le monde.

Et j’ai envie de faire pareil. J’ai envie d’apporter ma pierre à l’édifice. De distribuer de la bienveillance et du bonheur autour de moi.

Et tant pis pour ceux qui disent que je suis une bisounours, naïve et autres  » elle est mignonne « .

Je suis convaincue que ce n’est pas le pragmatisme et le cynisme qui viendront à bout de la violence et des misères du monde.

Je suis convaincue que l’empathie et la bienveillance peuvent faire des miracles.

Et je suis bien placée pour le savoir : je travaille dans la petite enfance. Tous les jours je vois les bienfaits que ces deux qualités apportent aux enfants. Tous les jours, je me rend compte qu’en leur témoignant du respect, de l’empathie et de l’écoute, on leur permet de grandir en développant le meilleur d’eux-mêmes.

 

Pourquoi le cinéma ?

Parce que ça me permet de ressentir encore plus.

Parce que je peux rire aux éclats, éclater en sanglots, m’indigner comme jamais, acclamer et fustiger sans jamais avoir à me justifier.

Parce que ça me permet de remettre les compteurs à zéro quand le moral n’est pas au beau fixe.

Parce que ça me re-booste et ça me donne envie de partir à l’assaut du monde avec empathie, bienveillance et détermination.

Parce que c’est ma catharsis, ma thérapie à moi.

Pourquoi le cinéma ?

Parce que le cinéma.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Donnez votre avis ici !

%d blogueurs aiment cette page :