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Premier road-trip de ma vie : la Croatie

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Puisque à mes yeux, ce site est un peu comme une nouvelle aventure, un voyage vers une destination inconnue, quoi de mieux pour l’inaugurer qu’un récit de voyage justement ?
C’est pour cette raison qu’aujourd’hui, j’aimerais vous parler de mon périple en Croatie. Ce voyage-là représente beaucoup car, dans bien des domaines, il constitue une première fois.
Tout d’abord, ma première organisation d’un vrai grand voyage, c’est-à-dire hors de France et plus longtemps qu’une semaine. Mais aussi le premier séjour à l’étranger sans mes parents ou ma famille, le premier road-trip avec mon chéri, les premières vacances avec ces amis-là et surtout…le premier voyage en Croatie.

 

Avant tout chose, la préparation !

Afin de passer des vacances de rêves, nous commençons très tôt l’organisation de notre voyage. Au début, on pense à Interail, le fameux pass qui fournit un accès quasiment illimité aux trains et autres moyens de transports tels que les bus ou les ferrys. Malheureusement, pour des raisons de budget, nous devons revoir nos ambitions à la baisse et nous focaliser sur un seul pays. Après les recommandations d’amis et les nombreux avis glanés sur Internet, nous jetons notre dévolu sur la Croatie.

Étant encore étudiants, nous ne bénéficions pas d’un budget illimité, nous faisons donc le choix du road-trip avec sac à dos sur le dos. Pendant quelques semaines, nous allons être des backpackers, comme on les appelle.
Au programme : covoiturage, camping, trajets en stop et découverte du pays.

Une fois tous les détails réglés et le compte en banque rempli après un bon mois de boulot, le grand jour arrive. Nous voilà donc, par un beau soir d’Août, à attendre notre covoiturage à la gare. Afin de ne pas trop perdre de temps de vacances, nous avons décidé de faire le trajet jusqu’à Split de nuit

 

Ça y est, on est partis !

Après 993 kilomètres parcourus et 13 heures de trajet, nous pouvons enfin poser nos fesses sur le sable croate. Nous sommes en pantalons, manches longues avec un sac de 70L sur le dos et nous attendons de retrouver nos amis pour décider de la suite de notre parcours (pas si organisé que ça le voyage en fait !).
Quelques heures plus tard et une bonne première baignade pour monsieur, nous sommes enfin à quatre et nous pouvons décider de la suite de nos aventure. Après avoir exploré en détails le fameux guide de voyage prêté gentiment par nos covoitureurs, nous décrétons que la ville de Split, malgré ses nombreux charmes, ne nous convient pas et que nous préférons nous perdre ailleurs. Ni une ni deux, on fait une escale sur le port pour regarder les départs de ferrys et après moult réflexion, on se décide pour Dubrovnik.

Bon, nous avons la destination super mais toujours pas d’endroits où dormir. Nos amis, qui étaient au camping la nuit précédente nous parle alors d’une croate qu’ils ont rencontrée et qui loue un appartement pour pas cher du tout (je me souviens plus exactement mais je crois que c’était quelque chose comme 10€ la nuit par personne, soit pas grand-chose pour un appartement). Nous, on est content mais pas complètement naïfs non plus. on s’est renseigné en amont sur le fonctionnement des locations d’appartement et on se rend compte très vite que son truc à la dame, c’est pas légal. Normalement les propriétaires d’appartements qui veulent les louer aux touristes doivent se déclarer et apposer une plaque officielle sur l’immeuble pour signifier que c’est bon, ils sont en règles. Là clairement, ce n’est pas le cas. En gros, ce qu’elle nous propose c’est de louer l’appartement au black pour une nuit. On hésite beaucoup. On discute pas mal entre nous pour savoir quels peuvent être les risques et si c’est une bonne idée ou pas. Parce que s’il se passe la moindre chose, c’est notre responsabilité. Mais finalement on accepte. Et on ne regrette pas. L’appartement est plutôt grand et confortable et surtout, gros bonus : la terrasse sur le toit qui nous permet de bénéficier d’une jolie vue sur la ville. Bref le top. Au final, ça nous a permit de bien dormir et de récupérer de notre petite nuit passée dans le covoiturage.

 

Premiers jours, direction : Dubrovnik !

Et nous voilà le jour suivant, alors que le soleil est à peine levé, à embarquer sur le ferry, direction Dubrovnik. On pourrait prendre le bus mais ça veut dire passer par un petit bout de la Bosnie et à ce moment-là je n’ai pas encore de passeport ce qui peut poser souci lorsque tu passes une frontière. Comme on n’a pas envie de prendre le risque, on opte pour le ferry. Et encore une fois, on ne regrette pas ! La traversée se fait tranquillement, on profite de la vue sur la mer et les côtes à proximité. On papote avec pas mal de gens et on fait de la musique avec d’autres passagers, le top !
Une fois arrivés, on a fait deux-trois courses puis on se rend au camping que l’on a pensé à réserver cette fois-ci.
Comme il est assez tard et que nous sommes quand même bien fatigués de notre journée, on décide d’aller se coucher tôt et de commencer à explorer les environs du camping le lendemain.

Donc comme promis, au petit matin, c’est parés de nos plus beaux maillots de bain et chaussures d’eau qu’on se rend à la plage du camping et là…grosse surprise, elle est vachement bien cette plage dis donc ! Des galets ok mais une eau turquoise à souhait, une berge en béton qui permet de plonger sans risque, il y a même des bateaux amarrés plus loin pour compléter le paysage de carte postale. Du coup, on profite du coin toute la journée et le soir, on s’offre un petit pique-nique avec coucher de soleil au dessert. Premier jour en Croatie et c’est déjà superbe !

La journée suivante, on se rend à Dubrovnik pour visiter la ville fortifiée – mais si ! Vous connaissez forcément un peu, c’est Kings Landing dans Game of Thrones, Port-Réal quoi ! Là où les méchant Lannister mettent le bazar – On prend donc nos tickets et on entame la visite et franchement, une fois de plus, on n’est pas déçus. Il fait chaud, très chaud même mais la vue du haut des fortifications est super ! On descend même sur la fameuse plage (celle où Cersei regarde les bateaux partir et arriver. Oui, oui, je sais, toujours Game of Thrones…). Bref après une journée à crapahuter dans la ville nous rentrons, assez fatigués pour le coup, au camping.

Le lendemain, on part à la recherche d’une crique tranquille évoquée dans notre guide de voyage. Après quelques déambulations le long de la route et le passage sur un chemin privé (aie aie aie pas bien ça, mais bon y avait personne, on a vérifié avant et notre guide disait qu’on pouvait), on tombe sur la fameuse crique et là…le choc, c’est magnifique !
Une eau turquoise, des rochers pour patauger et une petite avancée en béton, légèrement inclinée sur laquelle on peut s’asseoir. À partir de cette avancée, on a les pieds…dans le vide ! Enfin, comment dire…on a les pieds dans l’eau mais l’eau est directement très profonde ce qui donne l’impression d’être assis au bord d’un gouffre d’eau transparente ! C’est superbe ! Bon par contre, comme à cette époque, j’ai encore très peur de l’eau et des grands fonds, je me contente de prendre mes amis en photo et de les regarder s’éclater en mode masque et tuba. Vous l’avez compris, ce petit coin secret c’est notre premier coup de coeur de la Croatie.
Mes camardes ayant pitié de moi, on finit par retourner sur la plage du camping pour que je puisse également barboter à ma guise.
Le soir, on s’offre une pizza au restaurant de la plage et on réfléchi à la suite.
Comme nous avons fait le tour de ce qui est intéressant dans le coin, on décide de bouger. Et nous sommes tous d’accord sur un point : nous voulons du sauvage. Les villes ne nous intéresse pas. On se dit alors qu’on irait bien sur une île tiens ! De préférence pas trop touristique. On s’empare de notre guide, on explore les pages et c’est ainsi que le lendemain on part pour Mljet, petite île très peu touristique sans aucun transport en commun et dotée d’un grand parc national. Pile ce qu’on veut!

 

Notre coup de coeur : l’île de Mljet !

Le trajet se fait donc en ferry depuis Dubrovnic. Là encore, on a anticipé en réservant le camping à l’avance et on a même de la chance parce qu’un des employés du camping vient nous chercher à l’arrivée du ferry.
Le camping est vraiment au top, pas du tout comme on a l’habitude en France. Les emplacement sont situés entre des arbres et le sol est en terre sèche. Le petit bonus, c’est la terrasse semi-ouverte avec cuisine toute équipée qui permet aux campeurs de se faire à manger et de se retrouver autour d’une grand table pour papoter.

Comme nous sommes arrivés tôt dans la journée, on a le temps de faire une escapade à la petite plage jusqu’à côté. Bon, c’est très rudimentaire, du béton, des galets et beaucoup de trucs abandonnés, ce qui donne un peu un côté bazar. Mais ça nous empêche pas de nous mettre à l’eau et là, nouveau choc : le fond ! Et oui, une fois de plus, pas de petite pente toute douce dans l’eau et très vite on se retrouve à ne plus avoir pied et avec un fond immense. Comme l’eau est transparente, on voit vraiment très profond dans l’eau et c’est hyper impressionnant de voir les rochers et le sable très très très en dessous de nous. Vous l’avez peut-être deviné, je suis pas du tout, mais alors pas du tout rassurée ! Mais je me fait violence pour nager un peu quand même parce que franchement c’est à couper le souffle, littéralement.
Bon, malgré la beauté du truc, je suis quand même presque soulagée de sortir de l’eau.
Après cette première journée prometteuse, on fait nos plans pour les prochains jours. Il y atrois endroits à visiter sur l’Île : le parc national, la plage de sable de Saplunara et l’Odysseus Cave.

On commence donc par le parc national, chaque couple de son côté pour se retrouver en amoureux.
L’entrée du parc est payante si je me souviens bien, mais pas très chère. Au centre du parc un grand lac avec une île au milieu (ce qui nous fait rire : une île au milieu d’un lac sur une île).
L’idée est donc de faire le tour du lac pour trouver les coins sympas pour se baigner. Et bien sûr, on en trouve pleins ! Des petits plages toutes mimis, des petits rochers accueillants et surtout…un couloir avec un courant ! Et oui, à un endroit, le lac est coupé par un passage étroit, un peu comme un mini canal ce qui permet d’avoir un peu de courant. En gros, si vous plonger à une des extrémités, le courant vous porte naturellement à l’autre extrémité. On passe plusieurs heures ici à sauter pour se laisser porter. C’est extra !
Pour rentrer, pas le choix, on fait du stop et heureusement, très vite, une voiture nous embarque.

Le lendemain, un couple d’allemand qui est au camping avec nous, nous emmène jusqu’à la plage Saplunara, une magnifique plage de sable fin où l’on a pied très très loin.
On y profite de l’eau turquoise, du sable chaud et du soleil. Pour le retour, faute de bus, c’est le stop et là…grosse galère, très peu de voiture sur l’île et très peu de gens qui s’arrêtent. Le trajet du retour jusqu’au camping est long, très long. Les rares véhicules qui s’arrêtent ne vont pas aussi loin que nous ce qui fait que nous devons presque tout faire à pied. Autant vous dire qu’une fois arrivés au camping, même s’il est encore tôt dans la journée, on n’a pas la foi de repartir en vadrouille et on préfère rester tranquillement sur la terrasse à papoter et jouer à des jeux de société avec d’autres français rencontrés par hasard.

Le jour suivant on décide de se rendre à l’Odysseus Cave aussi nommée Grotte d’Ulysse. Pour la petite histoire il s’agirait d’une grotte où Ulysse a séjourné sept ans durant. Et, nos amis nous l’ont assuré la veille, c’est un vrai bijou ! Une grotte avec un tunnel qui débouche sur la mer offrant un jeu de sons et lumières assez spectaculaire. Je vous laisse vous faire votre propre avis grâce aux photos mais nous, on adore ! Même si, une fois encore, le passage de grotte à la mer me fait bien flipper. Ça valait quand même le coup de se lancer parce que l’expérience est vraiment magique.
Après cela, nous passons encore quelques jours sur l’île de Mljet, principalement dans le parc national qui est vraiment tranquille et agréable. Nous nous décidons finalement, un peu à contre coeur, de repartir.

À ce moment-là, nous en sommes à peu près à la moitié de notre séjour, peut-être un peu plus. Pourtant, nous avons l’impression que le pays a déjà tenu sa promesse tant cette île nous a subjuguée.

 

Escale à Split puis direction Zadar !

Nous retournons à Split pour une nuit, chez la même dame que le premier soir afin de décider de la suite de notre périple. Le lendemain, nous mettons alors le cap sur Zadar (et sur un camping pas trop loin). Encore une fois, nous nous offrons un bon pique-nique ambiance coucher de soleil.
Le jour d’après, tandis que nos amis se rendent au parc national des lacs de Plitvice, mon homme et moi allons à Zadar même pour voir l’orgue marin qui s’y trouve. Cet instrument de musique unique au monde fonctionne grâce à sa structure en escaliers et à la magie des vagues. Mon chéri se baigne ainsi au rythme de la douce mélodie produite par le vent et les vagues au contact de l’orgue. Un régal. Nous terminons notre journée par une petite visite de la ville et un tour sur le marché puis nous rentrons.

Après Zadar, nous sommes tous d’accord pour dire que la fin approche et qu’il est temps pour nous de rentrer. Même si Zadar a été une escale fort plaisante, rien ne peut plus nous éblouir après l’inoubliable Mljet.

 

Pour les au-revoir, nous choisissons Zagreb !

Nous décidons de nous rendre à Zagreb afin de trouver un moyen de rentrer en France. Au terme d’un long trajet en bus, nous faisons connaissance avec la grande ville, ses immeubles, son brouhaha et sa grisaille et cela finit de nous convaincre que nous voulons rentrer.
À la gare, nous nous apercevons qu’un bus international part dans quelques heures et qu’il s’arrête dans notre ville. Sans hésiter nous prenons nos billets et tuons le temps en jouant (encore) de la musique avec un jeune australien. C’est sans regret que nous partons. Après tous les beaux souvenirs accumulés, nous n’avions pas envie de gâcher notre plaisir en visitant Zagreb (même si la ville est sans doute magnifique aussi et regorge d’endroits sympas à découvrir). Notre périple croate se termine donc pas un long trajet en bus, trajet que nous passons à dormir, rigoler et se rappeler les bons moments que nous venons de passer.

 

Bilan : un premier road-trip réussi !

Voilà donc le récit, pas si court, de notre road-trip en Croatie. Pour moi, c’était le premier, de road-trip, et j’ai adoré. Le camping, la découverte d’un pays inconnu, la débrouille quand on était en galère, etc. Et puis le pays surtout ! Mon coup de cœur, sans nul doute, c’est les plages croates avec la mer turquoise, les petits rochers, le côté sauvage malgré les nombreux touristes…
La palme revenant bien sûr à l’île de Mljet qui nous a tous conquis, et sur laquelle je rêve de retourner un jour.

Le meilleur dans ce voyage-là, c’est que c’était le premier. Le premier vrai voyage de ma vie d’adulte. LE voyage, qui m’a donné envie d’en faire pleins d’autres encore. De découvrir d’autres pays, d’autres plages, d’autres langues, d’autres coins formidables. Celui qui m’a ouvert les yeux sur l’immensité et la beauté du monde.
Et point essentiel de ce récit : c’est ce voyage qui m’a donné envie de prendre des vraies photos ! Pas juste des photos souvenirs de mes vacances. Non, de vraies photos, réfléchies et travaillées qui permettent de retranscrire au mieux les paysages et les émotions.
En somme, ce voyage en Croatie, c’est un peu le point de départ de beaucoup de choses et j’espère vraiment qu’un jour, je retournerais en Croatie prendre de nouvelles photos et redécouvrir ces lieux qui m’ont fait vibrer il y a quatre ans.

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