Petite enfance

Top 8 des enfants rencontrés en crèche

Coucou les petits chats ! Aujourd’hui, c’est dimanche et qui dit dimanche, dit nouvel article ! Pour ajouter un peu de légèreté, de fraîcheur et d’insouciance à ce blog, j’ai décidé de vous partager régulièrement le meilleur du travail en crèche.

En tout logique, je commence par un petit état des lieux des différents enfants que l’on peut rencontrer quand on fait ses premiers pas dans ce milieu déroutant qu’est celui de la petite enfance. 

Cette liste est bien sûr non-exhaustive et je compte sur vous pour partager dans les commentaires d’autres espèces d’enfants rigolos. 


    1. L’hyperactif : Il court dans tous les sens, grimpe de partout et ne peut pas rester focalisé sur un jeu ou une activité plus de 5 minutes. L’emmener à la sieste relève du parcours du combattant et il faut s’armer de toute sa patience pour ne pas perdre ses nerfs. 
      Généralement, il est celui qui nous pompe toute notre énergie et les journées sont radicalement différentes en fonction de sa présence ou non dans le groupe.
      La solution pour ne pas finir en PLS dans le frigo ? Mettez-le dehors ! Littéralement. Prenez sa veste, ses chaussures et enfermez le dans le jardin.
      [On me dit dans l’oreillette que ce n’est pas une solution très bienveillante, laissez-moi reformuler.]

      Prenez sa veste, ses chaussures et laissez-le se défouler quelques minutes dehors. [Sous surveillance bien sûr, n’en profitez pas pour piquer un petit somme ou allez prendre un café, soyons sérieux deux minutes tout de même !]

      Les enfants bouillonnants peuvent être mis à mal par le groupe et les autres. Un retour à la nature et au grand air lui permet d’évacuer la pression et de canaliser toute cette énergie débordante. Même si la nature en question n’est qu’un jardinet tout petit, se retrouver sans mur autour de lui et pouvoir juste observer le ciel et les nuages lui fera un bien fou.

    2. La bouille à grimaces : le petit rigolo de service aux yeux rieurs et au sourire malicieux. Celui qu’on n’arrive pas toujours à cadrer et lui poser des limites tellement on peine à garder notre sérieux devant cette bouille.
      [Moi la première, je ne compte plus le nombre de fous rires que je me suis pris devant les maladresses et autres blagues de ce genre d’enfant. Impossible de garder mon sérieux, à chaque fois je galère à poser un cadre. Je vous dis pas la crédibilité que je me paye du coup…].
      L’important avec ces enfants, c’est de poser les limites et maintenir le cadre même si on a envie de rigoler. Ne pas hésiter à dire à l’enfant qu’il peut être rigolo et nous faire beaucoup rire mais que parfois, nous sommes très sérieux, que ce qu’il fait actuellement ne nous fait pas rire et qu’il faut aussi qu’il entende les règles et les limites de la vie à la crèche. [Plus facile à dire qu’à faire, je sais].

    3. Le petit génie : parfois aussi appelé « mini-adulte » par les esprits les plus fermés. C’est l’enfant curieux, à l’esprit vif et qui adore observer sans relâche les adultes. Il est au courant de tout ce qui se passe dans la crèche et n’hésite pas à nous rappeler à nos fonctions.
      [« Nin, on va faire la machine là ? Mais non, avant de jouer, il faut laver la table ! »  Non, je n’exagère pas, j’ai vraiment eu le droit à ce genre de réflexion de la part d’un enfant de deux ans.]
      Responsabiliser cet enfant en lui donnant des petites missions est essentiel. On peut parfois lui demander d’aider ses copains pour certaines choses. Lui proposer des jeux un peu plus complexes que pour les autres (des puzzles plus grands, des jeux de société plus poussés, etc).
      Mais attention au piège ! Il ne doit pas devenir un mini-adulte. Il faut toujours lui rappeler sa place d’enfant. Ce n’est pas à lui de « cadrer » les autres enfants. Rappeler la règle aux copains oui, les sermonner parce qu’ils ne la respectent pas, non !

    4. Le grand malade : celui qu’on ne trouve jamais vraiment au top de sa forme. Qui paraît toujours un peu fatigué, pâle ou enrhumé. Qui préfère s’allonger sur les coussins et ne rien faire ou essaye de squatter vos bras toute la journée. Celui qu’on a l’impression de n’avoir jamais connu plein de vigueur et d’énergie, qui fait des siestes plus longues que nos bras et ne mange pas tant que ça.
      [Clairement, j’exagère les traits, je n’ai jamais encore rencontré d’enfants présentant toutes ses caractéristiques à la fois].
      Alors là, c’est cocooning, respect de son rythme et discussions fréquentes avec les parents. Le problème peut-être plus complexe qu’un gros rhume ou une santé fragile. L’enfant essaye peut-être de faire passer un message quant à ses émotions et son rythme de vie. Si, d’après le médecin, il est au top de sa forme, il va falloir gratter la surface pour découvrir ce qui pose problème plus en profondeur. 

    5. Le « capricieux » : Celui qui pique des colères, se roule par terre, pleure fort et ne parvient plus à s’apaiser. Quand notre présence et nos mots ne sont pas suffisants pour l’accompagner, nos oreilles saignent, notre patience s’effrite, nos nerfs lâchent devant un tel débordement d’émotions. 
      [Ce qu’on appelle souvent « caprices » aujourd’hui est en réalité un débordement d’émotions de l’enfant qui exprime sa frustration, son chagrin, sa colère ou autre. L’enfant est comme nous, adultes, parfois, il a besoin de faire sortir ce trop plein qui menace d’imploser. Un « caprice », c’est un enfant qui décharge ce trop plein et qui a besoin d’accompagnement].
      La meilleure solution reste la présence, les mots pour rassurer et verbaliser les émotions. Plus l’enfant comprend ce qu’il se passe en lui, plus il pourra faire face à ses émotions et les laisser s’exprimer sans exploser. 

    6. Le « tyran » : l’enfant roi qui veut décider de tout, n’en faire qu’à sa tête et imposer ses envies à tout le monde. Il mène ses parents pas le bout du nez et essaye de faire la même chose à la crèche. Il donne des ordres aux copains et on s’arrache les cheveux quand on voit que ceux-ci obéissent sans rechigner. Bref, c’est lui le chef à la maison et on le sait.
      [Là-aussi, le mot tyran est à nuancer fortement. L’enfant tyran, c’est l’enfant auquel on ne donne pas de cadre et de limite. C’est aux adultes de fixer les règles et d’amener l’enfant à les respecter. Dans le respect et la bienveillance bien sûr.]
      L’objectif ici va être de rappeler les règles, le cadre et les limites de la crèche. Rappeler que la vie en collectivité est différente de la vie à la maison et que ce  qui est possible chez soi ne l’est pas forcément quand on est avec les autres. 
      La bienveillance et le respect de l’enfant dans son développement et ses rythmes de vie, ce n’est pas dire oui à tout, ce n’est pas le laisser décider de tout et lui faire croire qu’il est le centre de tout.
      L’enfant est un individu à part entière que l’on doit respecter et écouter dans ses besoins. On lui doit le respect, la bienveillance et l’écoute. Il mérite des explications sur ce qu’il se passe autour de lui et pour lui et il a aussi son mot à dire, il peut choisir certaines choses et en refuser d’autres. Mais il ne peut pas décider de tout et il doit aussi apprendre à respecter les règles, les limites et le cadre de la vie avec les autres. 

    7.  Le bisounours : celui qui sourit tout le temps, adore partir en exploration et éclate de rire souvent. Il râle (un peu) pour manger et dégomme son assiette sans problème. Il s’endort en deux secondes et peut patienter une petite minute dans son lit le temps qu’on finisse ce qu’on faisait sans avoir à taper un sprint pour éviter qu’il ne réveille tous le dortoir. Bref la crème de la crème. 
      [Je vous avoue qu’il s’agit là de l’espèce la plus rare, très difficilement observable en milieu naturel. Aucune photographie disponible pour l’instant mais les chercheurs ne perdent pas espoir !]

    8. Le plus beau bébé du monde : l’hyperactif, la bouille à grimaces, le petit génie, le grand malade, le « capricieux », le « tyran », le bisounours, bref celui dont on s’occupe tous les jours et qui nous fait craquer. Peu importe ses défauts, ses crises de nerfs, ses chagrins et ses colères. Tant pis s’il nous épuise un jour et nous fait rire le lendemain. Tant pis si parfois nos nerfs lâchent et notre patience manque de disparaître. Ils nous font rire, parfois pleurer, nous fatiguent et nous re-boostent. Ils sont l’insouciance et la légèreté, la curiosité et l’innocence, la fraîcheur et l’enthousiasme. 
      Sans eux, franchement, on s’ennuierait, au moins un peu !



[Avertissement : cet article est bien entendu à prendre au second degré. Ayons l’intelligence de se rappeler que mettre les individus, et encore plus les enfants, dans des cases toutes faites sans chercher plus loin que le bout de leur nez, est une chose incroyablement stupide.]

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