La Nin',  Mon jardin (pas si) secret...

Voici, venu le temps, des rires et des chants…

Coucou les petits chats. Aujourd’hui, nous sommes le 7 Juillet et ça y est, c’est officiel, je suis diplômée du CAP AEPE (Accompagnant Educatif Petite Enfance, anciennement CAP Petite Enfance) depuis deux jours !

Alors pour célébrer ce diplôme, quoi de mieux qu’un petit article ?

Je m’en vais donc vous narrer, gentes dames et damoiseau, ce que mon année de formation m’a permis d’apprendre.


N°1 – Avec les enfants, on ne peut pas tricher

Tout au long de ma formation, j’ai pu établir des parallèles avec la formation d’infirmier de mon chéri. 

Régulièrement, en parlant de nos cours et expériences, nous avons constaté que certaines thématiques/questions/préoccupations que nous avions étaient identiques. 

Pour autant, il y a une différence essentielle selon moi, différence que j’ai décidé d’intituler  » l’armure « . 

Mon conjoint s’est vu dire plusieurs fois qu’il était essentiel, lorsque l’on travaille dans le milieu médical, de se forger une armure, une carapace, pour faire face aux évènements et patients rencontrés avec une certaine prise de recul. Cela dans le but de se protéger et de ne pas être mis à mal par certaines situations. 

En petite enfance, il est également essentielle de pouvoir se protéger de certaines situations. Pour autant, j’ai plusieurs fois eu l’impression qu’il était impossible de s’ériger une armure. Impossible car les enfants ressentent tout. Nous avons beau croire qu’ils ne comprennent pas tout et que certaines choses leur échappent, ils sont beaucoup plus avisés que nous pouvons l’imaginer. Les enfants ressentent les choses. 

Par leur regard et leurs yeux malicieux, ils nous invitent malgré eux à nous interroger sur nous-même et à ne pas laisser certaines situations nous polluer l’esprit.

Bien souvent, alors que mon moral et ma motivation étaient au plus bas, le contact avec les enfants m’a permis d’affronter la réalité et de me poser les bonnes questions.


 » Non, là, ça ne va pas. La situation ne me va pas. Je me sens fatiguée, dépassée, je n’ai pas la tête à ce que je fais, les enfants ressentent que quelque chose ne va pas mais ne comprennent pas et me le font savoir. Ils sont plus agités et la situation m’échappe. Il faut que je me reprenne. « 


Combien de fois me suis-je retrouvée dans cette configuration-là, un peu désorientée par la clairvoyance de leur esprit  ? 

A chaque fois, cela m’a forcée, une fois au calme chez moi, à souffler un coup et à me poser. Et à chaque fois, ça m’a fait du bien. 


N°2 – Se tromper, c’est pas grave. Se mettre trop de pression, si

Etant en apprentissage, j’avais double mission : apprendre à devenir professionnelle et me comporter de plus en plus comme une professionnelle.

Cette double casquette n’était pas évidente tous les jours. J’étais moins à l’aise face à certaines tâches et régulièrement, je me suis mise la pression car je ne voulais pas faire des erreurs qui pourraient pénaliser toute l’équipe. 

Je me suis assez tardivement rendu compte qu’en me rajoutant du stress de la sorte, j’augmentai d’autant plus mes chances de me tromper. 

Il m’a fallu apprendre à relativiser et à respirer un bon coup. Même les professionnelles les plus aguerries font des erreurs. Se mettre la pression ne fait qu’augmenter les risques d’erreurs et leurs conséquences. 

Grâce à une équipe compréhensive et encourageante, j’ai donc relâché la pression et appris à ne pas diaboliser mes erreurs. 


N°3 – La bienveillance c’est la base

J’ai eu la chance de réaliser mon apprentissage dans une structure qui met la bienveillance au cœur du travail. Dès le premier jour j’ai été bien accueillie et intégrée dans l’équipe. Tout au long de mon apprentissage, j’ai pu poser des questions, hésiter, me tromper, recommencer sans jamais me sentir jugée ou dépréciée. Face aux tâches les plus ardues, j’ai été encouragée et soutenue. 

Cette bienveillance dont j’ai bénéficié était au centre de tout. Que ce soit envers les enfants ou les parents, les professionnelles n’ont jamais failli à leur mission et m’ont moi-même appris à l’employer tous les jours avec les autres. 

Cela permettait d’avoir un cadre apaisé avec des enfants écoutés et des parents en confiance, le top du top pour travailler quoi !


N°4 – Donner c’est tellement plus gratifiant que recevoir

Travailler avec des enfants c’est recevoir des dessins, des petites fleurs cueillies dans le jardin, des petits cailloux, tout ça, tout ça. C’est trop mignon. 

Mais le mieux, ça reste les sourires et les yeux qui pétillent quand vous leur amenez un nouveau livre. C’est les voir se déchaîner sur du rock à peine la musique lancée, c’est les voir grandir et s’épanouir. 

Avec des enfants, donner, c’est gratifiant parce que le retour est direct. Les sourires, les petits câlins et les cris de joie sont instantanés. 

Les petits gestes d’attention deviennent alors des habitudes. Pour les enfants, pour les parents et pour les collègues. Donner un geste, une parole et vous en serez récompensés à l’infini. 

C’est en tout cas l’impression que j’ai eu pratiquement tous les jours. C’est pas tous les jours facile de donner son temps, sa patience et son énergie pour ces petits bouts et leurs parents. Mais quand je rentre chez moi après une grosse journée, j’ai le cœur rempli de reconnaissance, de progrès et sourires et ça, c’est magique !


N°5 – Avoir un boulot qui donne envie de se lever, c’est vraiment le pied !

Il y a un an, j’étais en pleine période de doutes. Je venais d’arrêter des études qui ne me correspondaient pas et je ne savais pas où l’avenir me mènerait.

Je travaillais dans une boulangerie pour ne pas rester à rien faire en attendant de trouver ma voie. 

Et mon dieu, quelle angoisse ! Jamais tel boulot ne m’a autant déprimée. Outre les horaires compliqué (commencer à 6h00 ça pique vraiment), ce n’était pas un milieu qui m’allait. Et donc, tous les matins en me levant, j’avais la boule au ventre.

Heureusement, j’ai rapidement pu bifurquer vers la petite enfance et aujourd’hui je n’ai aucun regret.  

Alors certes, ça demande tout autant d’énergie voire plus. Certes, les enfants peuvent être agaçants et les parents aussi. Certes, des fois, je resterai bien chez moi avec un bon livre.

Mais j’adore mon job ! Je suis entourée de personnes attentives et bienveillantes. Je passe ma journée avec une horde d’enfants qui grandissent et découvrent le monde. Je dois, chaque jour, trouver de nouvelles idées pour les intéresser, les passionner, les défouler, les divertir et éveiller leur curiosité. 

Combien de fois cette année je me suis retrouvée, assise dans la crèche, à observer autour de moi, un grand sourire sur les lèvres avec juste un sentiment d’apaisement et de béatitude ? Combien de fois, me suis-je émerveillée de la patience/créativité/spontanéité de mes collègues . Combien de fois ai-je été épatée par les questions et les remarques des enfants ?

Je me lève avec la patate, j’ai la pêche toute la journée et je me couche avec la banane. [Du coup, ça fait une compote hoho. Hum. Pardon].

En bref, pour la première fois de ma vie, je vais au boulot avec le sourire et la forme et je me vois évoluer à long (et très long) terme dans cet univers.  Pour la première fois, j’ai l’impression d’avoir trouvé ma voie et d’être à ma juste place. J’ai de la motivation pour mon travail et pour pleins d’autres projets à côté. C’est comme si le déclic avait enfin eu lieu et que j’arrivais à être plus sereine pour mon avenir professionnel (et même personnel).



Cet article est d’une longueur absolue, j’en ai bien conscience. C’est également l’article le plus personnel partagé sur ce blog pour le moment. [Après celui sur le cinéma, évidemment].

Maintenant que je suis plus zen par rapport à mes envies et mes projets (notamment artistiques), j’ai envie de vous partager des articles plus privé et intime. Envie de vous dévoiler une part de moi et de mon jardin secret. Je continuerai de parler cinéma, séries et bons romans mais je vous emmènerai aussi sur des sujets plus persos et qui me tiennent à cœur. Et bien sûr, le domaine de la petite enfance va également faire son entrée sur le blog 😉

En attendant, j’espère que cet article vous a plu. Merci d’avoir pris le temps de le lire jusqu’au bout. Il était vital pour moi de l’écrire et le partager ici.

Parce que trouver un milieu qui nous fait vibrer et dans lequel on a plaisir à évoluer c’est vraiment la meilleure chose qu’il soit et je vous le souhaite à tous.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Donnez votre avis ici !

%d blogueurs aiment cette page :