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Ecologie

Ecologie. 1 mot, 4 syllabes, 8 lettres.

Un mot dont l’on entend de plus en plus parler ces derniers temps. Un mot qui devient enjeu mondial. Un mot que je voulais poser avec vous aujourd’hui.


Une conviction tardive

L’écologie aujourd’hui, c’est l’un des enjeux majeurs de la planète. Tout le monde en parle, partout, tout le temps. Des discours apocalyptiques aux paroles plus optimistes, tout le monde a son mot à dire et beaucoup s’accordent sur le fait qu’il faut agir vite. Moi la première.

Pourtant, ça n’a pas toujours été le cas. J’ai été une enfant et une adolescente naïve et absolument pas curieuse et engagée dans ce domaine. Je prenais des douches très chaudes et très longues, je consommais beaucoup sans prendre en compte la qualité, la saison ou l’origine des produits. Bref, l’écologie n’était clairement pas un sujet qui m’intéressais. 

Ce n’est que très récemment (deux ans tout au plus), que j’ai commencé à assimiler cette information : hey les gars, la planète est en train de crever, faut se réveiller !

Je sais, je suis assez lente comme fille. 

Bref, à partir de ce moment-là, j’ai commencé à réfléchir à ce que je MOI je pouvais faire en tant que citoyenne, à mon échelle. 

C’est là que l’écologie est entrée dans ma vie.


La politique de la demie-autruche

Comme je le disais juste au-dessus, j’ai commencé à me renseigner sur la question de l’écologie et l’environnement très récemment. Et encore, renseigner est un bien grand mot. Si vous suivez régulièrement mes articles, vous savez que je suis une vraie bisounours. Malgré plusieurs tentatives, je peine à m’intéresser à des sujets  » sérieux « . Les grandes questions sociales, politiques et économiques, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé. J’essaye, vraiment mais rien n’y fait. [Au grand dam de mon meilleur ami que ces questions passionnent et qui désespère parfois devant mes remarques aha]. 

Donc quand je dis que je me renseigne, c’est assez vague. Je ne lis pas tous les articles catastrophes, je ne regarde pas les vidéos de décryptage, j’évite soigneusement toutes les informations trop alarmistes. 

Tout simplement parce que ça m’angoisse. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais je trouve qu’on est inondés de nouvelles déprimantes qui, personnellement, me paralysent plus qu’autre chose. Je suis désolée mais quand moi on me dit que de toute façon c’est déjà trop tard, que les glaces ont trop fondu, que les espèces disparaissent et que la situation est tellement désespérée qu’au mieux on peut juste empêcher le pire d’arriver sans pouvoir revenir au mieux…bah moi ça me fout le blues.

Alors je fais l’autruche. Je ne lis pas les articles (très sérieux et très bien écrits) de grands journalistes, je ne lis pas les études scientifiques, je ne regarde plus les informations. Au lieu de ça, j’essaye de me concentrer sur les bonnes nouvelles et sur ce que je peux faire à ma petite échelle pour améliorer les choses.


Un changement progressif des habitudes et modes de vie

Quand j’ai commencé à réellement comprendre l’urgence de la situation, j’ai commencé à regarder des contenus (Youtube, Instagram, boutiques en ligne, etc) qui proposaient des solutions alternatives à notre société de consommation. J’ai commencé à discuter avec des gens qui avaient déjà débuté un changement dans leur mode de vie et qui pouvaient me conseiller sur les petites choses à mettre en place dans mon quotidien.

Entre autre, j’ai entendu parler de véganisme, de minimalisme et de zéro déchet.

J’ai réfléchi à mes propres habitudes et à comment je pouvais les changer pour diminuer mon impact environnemental.

Je ne suis ni vegan, ni végétarienne. Pour la bonne raison que j’aime trop la viande et le fromage pour m’en priver indéfiniment. Argument très égoïste mais autant être sincère avec soi-même. Si je devais absolument me ranger dans une case, je dirai que je suis flexitarienne. Avec mon chéri, nous avons grandement diminué notre consommation de viande et de produits animaux et nous essayons, au maximum, de privilégier la qualité à la quantité pour ces produits là.

Nous ne sommes pas encore des minimalistes absolus mais avons déjà commencé à consommer autrement. Désormais, les enseignes telles que Le Bon CoinVinted et Emmaus font partie intégrante de nos habitudes. Plutôt que d’aller à la déchetterie, nous essayons de revendre ou donner ce qui nous sert plus. Avant de nous tourner vers le neuf, nous cherchons du côté de l’occasion. En bref, on s’éloigne progressivement de la grande société de consommation pour consommer moins mais mieux.


Et puis…le zéro déchet

Si c’est par la découverte du mouvement zéro déchet que s’est faite ma prise de conscience écologique, il m’a fallu du temps pour oser me lancer dans cette aventure-là.

Au départ, je pensais que c’était un mode de vie impossible à tenir et à vivre. Je ne voyais pas comment nous, nous pourrions nous lancer là-dedans. De toute façon c’était trop cher, pas pratique et trop compliqué et puis je ne savais pas par où commencer… Bref que des excuses.

Et puis petit à petit, je me suis lancée. J’ai investi dans un déodorant solide et des cotons à démaquiller réutilisables, j’ai gardé les pots en verre de compote pour les installer dans ma cuisine. J’ai supprimé la plupart de mes comptes sur des boutiques en ligne pour m’en créer un sut Vinted. Bref, j’ai débuté un changement de mode de vie, pas à pas et en douceur.

Aujourd’hui, clairement, notre mode de vie n’est pas certifié 100% bio et zéro déchet. Je vais à mon boulot en voiture, nous faisons toujours nos courses en grande surface et notre poubelle est encore très grosse.

Mais nous progressons à notre rythme. D’ici quelques mois (le temps de terminer nos précédents produits), notre salle de bain sera complètement zéro déchet (à l’exception de ce qui concerne mes appareils auditifs et mes lentilles, pour lesquels, malheureusement, il n’existe aucune alternative écologique à ce jour).

Notre dressing prend doucement ce chemin-là aussi. Nous achetons moins de vêtements ou alors d’occasion et nous donnons ceux que nous voulons plus ou que nous avons usés jusqu’à la corne.

La cuisine reste l’étape la plus compliquée pour nous. Avec nos revenus et nos emplois du temps, il nous est encore difficile de n’acheter que du bio et du vrac. Et même si nous consommons de saison et que nous limitons au maximum les excès lors des courses, nous savons bien que c’est dans cette pièce que nous avons le plus d’efforts et de progrès à faire. 

A notre échelle, on commence doucement à changer nos habitudes. Ce n’est pas grand chose mais à l’image de l’histoire du colibri, nous faisons notre part.


Et Greta Thunberg dans tout ça ? [Petite dédicace à Mathieu]

Ces derniers temps, l’écologie est partout. La question de l’environnement et de la protection de la planète est au centre de toutes les attention, tous les débats, tous les engagements. Les jeunes, Greta Thunberg à leur tête, montrent leur inquiétude et leur détermination à faire bouger les choses.

Partout, les slogans fusent, les gens s’indignent face aux (maigres?) actions de la classe politique, la colère gronde.

Je vous l’ai dit, je ne suis pas suffisamment renseignée sur les faits scientifiques, économiques, politiques et chiffrés pour prendre position quant à tous ces mouvements (parfois extrêmes). 

Greta Thunberg divise et je suis moi-même divisée. Son engagement, sa conviction et l’engouement qu’elle suscite sont assez fascinants. Je m’interroge quand même sur la pertinence et la sincérité de sa démarche. Ne plus jamais prendre l’avion, ne plus faire ci, ne plus faire ça… Je ne pense pas que c’est en prônant des choses aussi extrêmes que l’on parviendra à faire évoluer les habitudes et les modes de vie. Alors certes, la situation presse et peut-être que seules des mesures extrêmes pourront nous sauver et sauver la planète. Mais encore une fois, les paroles alarmistes et les discours apocalyptiques m’angoissent au plus haut point. Au lieux de me motiver à passer à l’action, cela me paralyse et me donne juste envie de me cacher sous la couette. 

Je suis persuadée que le changement viendra de nous et non pas de nos dirigeants. Que si chacun fait sa part et interpelle (sans trop de violence) les entreprises et les politiques, la situation pourra changer. 

Peut-être que j’ai tort et que seule la violence pourra faire changer les choses.

Honnêtement, je n’ai pas la moindre idée des chances que nous avons de changer les choses. 
Faire ma part, à mon niveau, partager cela avec vous et voir que d’autres aussi s’engagent dans cette démarche, me donne de l’espoir. 

L’avenir nous dira qui a tort et qui a raison.


En attendant, je suis très curieuse d’avoir vos retours sur cet article. Venez partager avec moi votre ressenti sur cette question brûlante qu’est l’écologie. Je vous attends en commentaires 😉

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